Le président du Sénat Gérard Larcher a effectué un signalement auprès de la procureure de la République de Paris à l’encontre de la sénatrice de Moselle Christine Herzog. Celle-ci a été sévèrement sanctionnée mi-juillet par la chambre haute, qui l’accuse de harcèlement et craint un potentiel détournement de fonds publics. « Nous avons fait un signalement le 24 juillet à la procureure de la République de Paris » Laure Beccuau, a indiqué l’entourage de Gérard Larcher, confirmant une information de L’Est Républicain.
Le 16 juillet, la sénatrice de Moselle, qui siège au groupe Union centriste, a été exclue du Palais du Luxembourg pendant quinze jours de séance publique et privée de l’essentiel de ses indemnités de sénatrice pendant six mois. Soit une perte de salaire totale d’environ 32.000 euros, selon un responsable du Sénat. Cette « censure avec exclusion temporaire » est la sanction la plus lourde prévue par le règlement de la chambre haute.
Soupçons sur les activités du compagnon de la sénatrice
La procédure disciplinaire du Sénat indique notamment qu’elle « a laissé sciemment son compagnon exercer une autorité de fait sur ses collaborateurs parlementaires », et que cet homme a « bénéficié des moyens du Sénat » pour collecter « des parrainages électoraux » dans le passé. Sur Facebook, Christine Herzog « conteste catégoriquement les accusations », promettant « l’heure de vérité ».
Dans son message publié le 26 juillet, elle assure n’avoir « pas détourné un centime d’argent public ». « Je conteste également les accusations de harcèlement moral portées contre moi. Elles trouvent leur origine dans un différend salarial avec une collaboratrice, dont la version des faits est très différente de la mienne », ajoute-t-elle.