Les supporters bordelais vont encore trembler. Si les Girondins de Bordeaux ont trouvé un accord pour la vente du club au fonds britannique Sparta Capital, le rachat n’est pas encore totalement bouclé. En discussions depuis trois mois avec le sextuple champion de France, Sparta Capital doit succéder à l’homme d’affaires hispano-luxembourgeois Gerard Lopez, président depuis 2021 d’un club qu’il a fait passer de la L1 à la 4e division et dans lequel il ne souhaitait plus réinvestir.
Le fonds d’investissement britannique s’était engagé à apporter les 10 millions d’euros nécessaires afin d’assurer les échéances financières du club (bouclage de l’exercice 2025-2026 et financement de celui de 2026-2027), conditions sine qua non pour éviter une liquidation judiciaire et être réintégré en N1 (4e division, ex-N2). « Pour le moment l’argent n’est pas sur le compte mais les terms sheet (avec Sparta Capital) sont signés », avait précisé vendredi Arnaud De Carli, vice-président du club au scapulaire.
Un délai supplémentaire accordé par le CNOSF
Problème, selon Sud-Ouest, ce samedi seulement cinq millions d’euros, soit la moitié des fonds, ont été versés par l’entrepreneur britannique James Bord. Et la deadline, vendredi, est passée. Alors que les investisseurs doivent encore injecter cinq millions, ce retard ne remettrait pas (encore) en cause le rachat du club, le CNOSF ayant accepté un nouveau délai en raison du premier versement et d’une lettre d’intention des investisseurs.
Cet apport doit être examiné lors du recours déposé devant le CNOSF, à la suite de leur exclusion des compétitions nationales par la DNCG, gendarme financier du football français. Son avis consultatif est souvent suivi par le Comité exécutif de la Fédération française.