Un quart de siècle de carrière… Qu’est-ce que ce chiffre provoque chez vous ? 

Alizée : De la nostalgie et de la fierté en même temps. La fierté de pouvoir encore chanter sur scène et d’avoir un public qui répond toujours présent. 

Alizée : « Je n’ai jamais rêvé d’être célèbre »

La notoriété ne semble pas être essentielle, à vos yeux…

Non, pas du tout. Je n’ai jamais rêvé d’être célèbre. Bien sûr, je suis comblée de pouvoir exercer un métier que j’aime, mais le plus important reste la santé et le temps passé avec mes proches. Car une fois ce temps perdu, on ne peut plus le rattraper. 

Vous avez retrouvé la scène de l’Olympia l’année dernière, une émotion particulière pour vous… 

J’ai été agréablement surprise. Je ne m’attendais pas à autant d’attente et d’enthousiasme. Dès le début du concert, j’entendais le public crier et chanter plus fort que moi. Je ne pensais pas que les gens seraient aussi heureux de me retrouver sur scène. 

Est-ce important pour vous de débuter cette tournée en Corse, à Ajaccio ?

Oui, car je n’ai jamais chanté chez moi. Là-bas, les gens me connaissent depuis toujours, ils m’ont vue grandir, c’était bizarre de les imaginer acheter une place pour venir me voir chanter. Après la résidence de préparation pour l’Olympia dans mon école de danse, on s’est dit que ce serait une belle idée d’y lancer la tournée. 

Alizée revient sur le succès de Moi… Lolita

Si on remonte vingt-cinq ans en arrière, quels sont les premiers souvenirs qui vous viennent à l’esprit ? 

La première fois que j’ai entendu Moi… Lolita en studio, avec Laurent Boutonnat. Ce ne devait être qu’un essai. Je me suis dit que c’était une super chanson et que la personne qui la chanterait aurait beaucoup de chance. Finalement, c’est moi qui ai été choisie. Je suis très fière de voir que, vingt-cinq ans plus tard, ce titre est toujours dans le coeur et la tête du public, grâce aussi aux reprises d’autres artistes. 

Notamment par Dua Lipa ! Oui, c’était complètement fou ! Je ne le savais pas du tout. C’est une ancienne élève, qui assistait à son concert à Paris, qui m’a appelée pour me faire écouter sa prestation. C’était une très belle surprise. 

Aimeriez-vous revenir un jour en studio et enregistrer un nouvel album ? 

Pour l’instant, ce n’est pas prévu. Je ne ferme pas la porte, mais tout dépendra des rencontres et des opportunités qui se présenteront. 

Est-ce Mylène Farmer qui vous a transmis le culte de la discrétion ?  

Non, j’ai toujours été comme ça. Je pense que c’est pour ça qu’on s’est tout de suite bien entendues. Aujourd’hui encore, on s’appelle très régulièrement pour prendre des nouvelles. Elle est d’ailleurs venue me voir à L’Olympia. 

Quel est votre quotidien aujourd’hui ? 

J’ai une vie simple. Je partage mon temps entre l’école de danse que je dirige avec mon mari (le danseur Grégoire Lyonnet, ndlr), notre fille de 6 ans, Maggy, les concerts et mes 22 animaux. Les journées sont bien chargées ! 

Maggy a-t-elle conscience de votre célébrité ? 

Pas du tout. Elle a eu un choc à L’Olympia, elle en a pleuré, la pauvre. Elle a eu l’impression qu’on lui volait sa maman parce qu’elle ne comprenait pas ce qui se passait. Mais ça y est, je pense qu’elle a compris. (Rires) 

Alizée, 25 ans… déjà !, en tournée dans toute la France et au Zénith de Paris le 4 octobre.