La crise des carburants consolide la percée de la voiture électrique à l’échelle mondiale. Les mesures de soutien en France et en Europe accélèrent la tendance.
Timides pendant des années, les ventes de voitures électriques avancent désormais à pas de géant. En France, leur part a même atteint 35 % des ventes de véhicules neufs en juillet dernier. Un niveau inédit.
La physionomie du marché automobile s’est métamorphosée depuis la crise du Covid. Il a rétréci de manière spectaculaire avec une baisse de plus de 20 % des volumes en France. Et il s’est produit un grand coup de balai sur les modèles diesels, en voie de disparition avec 2,5 % seulement des ventes de janvier à juillet (contre 34,2 % en 2019), et sur les modèles à essence, en sursis avec 14,4 % des immatriculations (contre 58,6 % en 2019). En revanche, le segment des véhicules électrifiés (100 % électriques et hybrides divers), qui ne pesait que 7,2 % en 2019, s’arroge aujourd’hui près de 80 % du marché du neuf. Sur les sept premiers mois de l’année, les ventes de 100 % électriques sont en hausse de 70 %, avec une part de marché de 29 %.
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