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Le musée Toulouse-Lautrec d’Albi entame une transformation majeure, qui devrait voir le jour en 2029.  Sous la direction de la conservatrice, Fanny Girard, l’accent sera mis sur le contexte historique et social de l’œuvre de Lautrec, ainsi que sur le dialogue avec ses contemporains. La muséographie et le parcours vont être entièrement revus pour toucher davantage de publics.

« Nous n’allons pas réinventer un nouveau Lautrec. On va accentuer certaines choses. Son rapport à la littérature, au théâtre… », explique Fanny Girard, la conservatrice du musée Toulouse-Lautrec. Dans les prochaines années, le musée albigeois va connaître une transformation majeure. Refonte qui devrait être terminée en 2029.

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Il y aura une redéfinition du contenu scientifique. « Nous voulons présenter Lautrec et son œuvre d’une autre façon », souligne Fanny Girard. L’objectif est de mettre plus de contexte (politique, historique…). « C’est particulièrement important pour Lautrec », indique la conservatrice, qui fait partie d’une école où l’histoire sociale prend plus de place. « Ce n’est pas juste de la peinture ».

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Elle veut aussi replacer l’artiste au sein de ses réseaux. Ainsi, le musée veut établir un dialogue entre ses œuvres et celles de ses contemporains. Et ça tombe bien, les premiers conservateurs avaient dans cette optique constitué un fonds d’art moderne assez riche. On y trouve des Bonnard, Vuillard, Vallotton, Denis, Gauguin, Matisse… « Cela avait été pensé pour dialoguer, pour avoir une comparaison », ajoute-t-elle. La volonté du musée est de faire se côtoyer les œuvres de Lautrec et celles de ses contemporains ou successeurs. Ce qui permettra de donner plus de visibilité à des œuvres parfois boudées par le public, car au second étage.

Parler à plus de publics

L’équipe veut également mettre en avant le palais de la Berbie et son architecture en proposant un double parcours. Dès son arrivée, c’était un des objectifs de la conservatrice.

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Si les œuvres exposées ne vont pas changer, voilà longtemps que l’équipe du musée avait envie de revoir le parcours permanent. « Cela répond à une envie forte au sein de l’équipe », assure Fanny Girard.

La muséographie sera entièrement revue pour une approche plus moderne. L’actuelle date du début des années 2000. Beaucoup de musées riverains ont rouvert dernièrement (Goya, Augustin, Soulages…) et proposent des approches plus modernes. « La muséographie a beaucoup évolué. Les expositions temporaires nous ont permis de tester des choses. Elles montrent vers quoi on veut aller », indique Fanny Girard.

La médiation va également reprendre dans les salles. En 2010, le choix avait été fait de ne pas développer de textes explicatifs dans les salles. Il fallait prendre une fiche plastifiée à l’entrée. L’équipe veut abandonner le système pour des textes, avec différents niveaux de lecture. Cela permettra de cibler les œuvres phares et de contextualiser.

Le parcours dans le bâtiment sera repensé avec la création d’espaces de respiration, autour de livres par exemple… L’accrochage et la circulation seront également revus. Un des objectifs de ces transformations est de parler à plus de publics.

Voilà pour les grandes lignes. Pour réaliser ce projet, le musée va lancer une assistance à maîtrise d’ouvrage. Lors de sa dernière session, le conseil municipal d’Albi a voté une subvention exceptionnelle d’investissement de 15 000 €.