Essayons de prendre cela comme un problème de la matière que vous désirez : si Pauline Ferrand-Prévot perd quelques mètres lorsque Kasia Niewiadoma accélère dans une côte, avec Demi Vollering dans la roue, cela signifie-t-il qu’il faut s’inquiéter pour la Rémoise ? Un an jour pour jour après son sacre à Châtel, « PFP » a connu une légère alerte vers Poligny, sur une montée où il fallait faire parler l’explosivité. Autrement dit, pas son fort.
Au final, la Française ne perd pas de temps sur les autres favorites, au terme d’une journée assez étrange. Une échappée qui met du temps à se dessiner, avec un groupe où figuraient notamment Lotte Kopecky, Célia Gery et Sigrid Haugset. Le peloton qui revient, et la Norvégienne qui poursuit son effort, avec Kopecky à sa poursuite. Le peloton qui maintient l’écart à deux minutes, avant de laisser filer, et la championne de Norvège de résister à la Belge pour aller chercher un succès de prestige, et le maillot jaune.
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« En contrôle toute la journée »
Les favorites, elles, ont pu se livrer de premières attaques, avec Kim Le Court, pour commencer, dans la dernière bosse du jour avec la perspective de la bonification à prendre. Puis Kasia Niewiadoma, qui a fait mal à Ferrand-Prévot, donc. À l’arrivée, la Française n’avait pas le sourire. Inquiète ou concentrée sur le chrono de mardi ? Difficile de savoir. Elle m’a dit qu’elle avait été en contrôle toute la journée, il n’y a rien d’inquiétant à signaler, disait Jos Van Emden, son directeur sportif chez Visma-Lease a bike. On savait qu’elles essayeraient d’attaquer Pauline à cet endroit, donc il n’y avait aucun stress.
Pas de stress non plus chez FDJ United-SUEZ, malgré une frayeur en début d’étape pour Demi Vollering, victime d’une chute. C’est trop tôt mais elle ne s’est pas plainte, elle est remontée vite sur le vélo, expliquait Stephen Delcourt, manager de la formation tricolore. Il n’y a pas à avoir peur aujourd’hui. Elle a montré après qu’elle était en bonne forme.
Quant à un éventuel ascendant psychologique pris sur la Rémoise, Stephen Delcourt balayait tout cela d’un revers de main. Sur l’étape de Guéret, l’an dernier, Pauline avait déjà laissé quelques mètres. Il n’y a pas d’inquiétude à ce sujet de notre côté. Des éléments sur les états de forme des unes et des autres seront perceptibles ce mardi, sur l’exercice contre l’horloge. Les écarts seront différents à Dijon, avant deux nouvelles étapes aux scénarios imprévisibles.