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Antoine Gallenne.

À Spokane, aux États-Unis, c’est la pire catastrophe naturelle de la région. Trois feux de forêt ravagent cette ville de 200 000 habitants. 65 000 personnes ont dû évacuer. Le gouverneur a décrété l’état d’urgence. On y revient en début de journal.

Les ministres de l’Intérieur des pays de l’Union européenne vont se réunir, demain, pour parler de la situation à Ceuta. La petite enclave espagnole à la frontière marocaine a vécu, vendredi, une importante vague migratoire. Catastrophe qui a fait 83 morts au total. En Europe, la droite et l’extrême droite [se sont] vite emparées du sujet. Et, d’après un expert, ce n’est pas une coïncidence, car plusieurs pays sont en période électorale.

Et puis, face au plongeon du yen japonais, Washington a sorti la bouée de sauvetage. Les États-Unis et le Japon ont confirmé être intervenus sur le marché des changes pour stopper la chute de la monnaie nippone. Elle était tombée fin juillet à près de 164 yens pour 1 dollar, son plus bas niveau depuis 40 ans. Explications en fin de journal.

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La ville de Spokane ravagée par les flammes. Ça se passe dans l’État de Washington, au nord-ouest des États-Unis. Des feux de forêt, toujours actifs, ont détruit des centaines de bâtiments. Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont été forcées d’évacuer. François-Damien Bourgery, le gouverneur a décrété l’état d’urgence.

La maire de Spokane parle de ces incendies comme de la pire catastrophe naturelle que la région a connue. Ce sont, au total, trois feux de forêt qui font rage au nord de cette ville de quelque 200 000 habitants. À l’heure actuelle, plus de 700 bâtiments ont, déjà, été réduits en cendres et près de 65 000 personnes contraintes d’évacuer. Aucune victime à déplorer, mais la situation pourrait encore évoluer, car aucun des trois feux n’est, pour l’instant, maîtrisé, et cela malgré le déploiement d’un millier de pompiers ainsi que de la garde nationale. Une enquête a été ouverte pour déterminer l’origine de ces incendies. La raison de leur propagation, en revanche, est déjà connue : plusieurs années de sécheresse consécutives, une chaleur intense et des vents puissants. Les autorités comptent sur une météo plus favorable, ce lundi, pour essayer de contenir les flammes, mais la fenêtre est étroite. Les températures doivent repartir à la hausse dans les prochains jours.

François-Damien Bourgery.

Et, pendant ce temps, ça brûle aussi en Europe. 450 pompiers sont mobilisés en Grèce pour lutter face aux flammes. Plus de 12 000 hectares ont brûlé en l’espace d’une semaine. Cet après-midi, des avions bombardiers d’eau ont, enfin, pu décoller près d’Athènes. Les conditions météo sont un peu plus favorables, car le vent s’est calmé dans le sud du pays. En revanche, ce n’est pas le cas dans le Var. Le vent souffle très fort dans ce département du sud-est de la France et les températures ont monté. De quoi compliquer le travail des pompiers face au brasier, qui a brûlé 1 850 hectares près du massif du Gros Bessillon. En Gironde, cependant, la situation est stabilisée. La préfecture a autorisé, aujourd’hui, le retour de quelques milliers de personnes évacuées du Porge, commune qui a été dévastée par les flammes. Les habitants [de] Lège-Cap-Ferret ont, aussi, pu rentrer chez eux, à l’exception des campings.

Ursula von der Leyen veut une réponse européenne commune pour renforcer les frontières. Déclaration de la présidente de la Commission européenne après l’afflux, ce vendredi, de dizaines de milliers de personnes à Ceuta, cette petite enclave espagnole à la frontière marocaine. Une catastrophe migratoire qui a fait 83 morts au total. En Europe, les partis de droite et d’extrême droite se sont rapidement emparés du sujet. Et ce n’est pas un hasard aux yeux de Benjamin Biard. L’enseignant à l’université catholique de Louvain, en Belgique, et chargé de recherche au Centre de recherche et d’information socio-politiques était au micro de Paul Lonceint-Spinelli.

« On est dans un contexte bien particulier, avec des élections à venir, alors, certainement en Espagne, mais aussi en Italie ou en France, par exemple, en 2027, dans un contexte où l’extrême droite se porte plutôt bien dans une série de pays – notamment dans les trois que je viens de citer ici –, qu’il s’agit de la possibilité, pour eux, d’instrumentaliser cette thématique des frontières, de l’immigration, de l’Union européenne, aussi. Thématique chère et classique à l’extrême droite et qui permet, ainsi, de mieux se démarquer en termes de discours en dénonçant, d’une part, l’échec de l’Union européenne dans la politique migratoire et des frontières. Ensuite, la question de la souveraineté. Enfin, aussi, la question de la sécurité, puisque c’est une véritable crise sécuritaire qui est pointée du doigt par différentes formations d’extrême droite. »

Les précisions de l’enseignant-chercheur Benjamin Biard. Et, demain, les ministres de l’Intérieur des pays de l’Union européenne se réuniront en visioconférence pour échanger sur la situation.

Au Proche-Orient. Le plan de désarmement du Hamas inquiète Israël. Le bureau de Benyamin Netanyahu a fait part de ses préoccupations à Washington. Le plan prévoit un démantèlement de l’arsenal du mouvement islamiste et un retrait progressif des forces israéliennes. Mais l’État hébreu demande plutôt que le désarmement du Hamas soit effectif avant de s’engager dans le retrait de la bande de Gaza. Pendant ce temps, les frappes israéliennes ne s’arrêtent pas. 19 personnes ont été tuées depuis dimanche dans la bande de Gaza. En juillet, 152 personnes sont mortes, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien. Il s’agit du bilan mensuel le plus lourd depuis le début de l’année.

L’actualité dans la région, c’est, aussi, en Iran. Donald Trump a annoncé une reprise du dialogue avec Téhéran, ce lundi. Le président américain dit que l’Iran a le choix entre un « accord » ou une « capitulation totale ». Il assure qu’il y a des progrès diplomatiques et que cela justifie une pause dans les bombardements. De son côté, Téhéran a démenti une reprise des négociations.

Les États-Unis au secours du yen japonais. Washington et Tokyo ont confirmé être intervenus sur le marché des changes, une première depuis 28 ans. L’objectif : stopper la dégringolade – la forte baisse – du yen face au dollar. Cette opération a fait remonter la devise nippone sur les marchés. Elle était tombée, fin juillet, à près de 164 yens pour 1 dollar, son plus bas niveau depuis 40 ans. Alors, pourquoi le yen s’est-il effondré ? Explications de Myriam Berber.

Plusieurs raisons expliquent cette chute du yen. D’abord, les écarts de taux entre le Japon et les États-Unis. Les taux d’intérêt américains sont élevés, alors que les taux japonais sont très bas. Face à une croissance très fragile, le gouvernement japonais pense toujours qu’un relèvement des taux d’intérêt plomberait l’activité économique du pays. Ensuite, les tensions inflationnistes persistantes dans l’archipel, une flambée de l’inflation alimentée par la hausse du prix du pétrole. Tokyo est, en effet, très dépendant des importations en hydrocarbures du Moyen-Orient, libellées en dollars. Dernière raison, et non des moindres, la politique budgétaire de la Première ministre japonaise. Le mois dernier, Sanae Takaichi a annoncé un vaste plan de relance sur quatorze ans. Ce plan d’investissement public pourrait permettre d’injecter, d’ici à 2040, près de 2 000 milliards d’euros dans l’économie. Ce projet suscite l’inquiétude des marchés, qui redoutent que ce plan soit encore financé par la dette de l’État, qui représente déjà plus de 230 % du produit intérieur brut.

Les précisions de Myriam Berber.

En football, la Fédération galloise retire son soutien à Gianni Infantino. C’est la première à le faire. Décision quelques jours après le retrait du projet controversé du président de la FIFA. Gianni Infantino, dans la course pour sa réélection, voulait ouvrir la Coupe du monde à des investisseurs privés. « Ne pas faire passer l’intérêt du football avant tout est un échec que nous ne pouvons pas accepter. » Voici les mots de la Fédération galloise.

Et puis quelques mots de cyclisme, avec le Tour de France Femmes. La Norvégienne Sigrid Haugset vient de remporter la troisième étape dans le Jura. Elle endosse le maillot jaune.

18 heures bientôt passées de dix minutes, ici, à Paris. 16 h 10 en temps universel.

C’est la fin de ce Journal en français facile.

Prochaine édition dans une cinquantaine de minutes.