Après
l’échec d’Autolib’, la région Île-de-France souhaite relancer
la voiture en libre-service. Voici ce que l’on sait.
Il y a 8 ans, la région Île-de-France avait
lancé « Autolib », un service de voiture partagée.
Ce projet fut un échec. Mais la région n’a pas dit
son dernier mot et souhaite relancer un dispositif
similaire.
Un but similaire mais une recette très différente
C’est un retour relativement inattendu. La région Île-de-France,
via Île-de-France Mobilités, vient
de lancer un nouvel appel à la candidature. Cette dernière concerne
le déploiement d’une flotte composée de 500
véhicules. La particularité ? Ces véhicules seront en
libre-service à partir de 2027.
Un dispositif qui rappelle ce qui avait été proposé via
Autolib’ il y a maintenant 8 ans. Un
programme qui avait été un échec total.
Si le projet avait été émis au mois de janvier 2026, rien ne
présageait d’un réel retour de ce dispositif dans
la région. IDFM a expliqué plus en détail les objectifs et le
dispositif qui allait être mis en place dès 2027.
Le but est simple : offrir une alternative à la
voiture individuelle.
Pour cela, IDFM compte changer radicalement la
formule en comparaison avec Autolib’. Tout d’abord, au
niveau de l’exploitation, IDFM ne souhaite plus
voir un seul opérateur unique. L’offre est
désormais étendue à plusieurs entreprises qui se
partageront le réseau. Pour cela, IDFM compte investir 75
millions d’euros. Le but étant d’installer de nouvelles
bornes de recharge, d’encadrer le dispositif mais aussi de
réaménager les anciennes stations.
Des réserves qui persistent
Autre changement par rapport au dispositif
précédent : les communes ne seront plus dans l’obligation
de financer les différentes infrastructures. Une
situation que les villes avaient dénoncée à l’époque. De plus, IDFM
explique que les anciennes stations qui avaient
été créées, il n’y aura qu’une petite partie qui
sera utilisée en 2027. La grande majorité devra
être réaménagées.
Si les modifications sont nombreuses par rapport à l’Autolib’
d’il y a 8 ans, il est impossible de savoir si
cette nouvelle formule va fonctionner ou non. Nos confrères du
Parisien ont interrogé plusieurs élus et ces
derniers ont des réserves, notamment sur la réaffectation des
anciennes bornes. Très souvent, ces infrastructures ont été
réaffecté pour d’autres usages.
Autre réserve des élus : la flotte de 500
véhicules. Un chiffre qui sera trop faible pour modifier
les habitudes des habitants. Il sera donc intéressant de voir
le lancement du nouveau dispositif par
Île-de-France Mobilités ainsi que le bilan après quelques mois.
L’envie des autorités est ainsi de réduire le
nombre de véhicule personnel dans les rues des
villes. L’alternative de la location en libre-service
d’une voiture électrique pourrait permettre d’offrir une
solution de mobilité plus douce.