D’abord entrer sur le Grand Port de Marseille, porte 4. Barrières, guichets, ticket à code. Une fois garé, passer les tourniquets, sourire aux caméras, direction immédiate vers une baie vitrée derrière laquelle un PC sécurité reflète les lumières d’écrans de surveillance. On vous prépare un badge, vous devez signer sur une tablette numérique, avant de poser une empreinte digitale. « Elle vous servira pour ouvrir diverses portes. Mais toutes vos données seront effacées », prévient un grand gaillard, chaleureux. Pas d’hôtesse apprêtée à l’entrée du MRS3.
Il nous reste à attendre devant un sas en verre arrondi, comme on en trouve dans les aéroports internationaux. « MRS, c’est tout simplement l’abréviation de Marseille, le même code que pour les aéroports. Bienvenue dans le 3. Le 5 est en construction tout près, le 6 en projet à Bouc-Bel-Air. » Patron en France de l’opérateur américain Digital Realty, Fabrice Cauquio est à la tête d’un empire de données numériques. Il a beau croiser dans ses data centers les milliards de mails, vidéos en streaming, achats en ligne ou photos que nous échangeons chaque jour, il vous accueille comme un artisan vous ferait entrer dans son atelier.