Il a sévi à trois reprises en l’espace de quelques jours dans le 4e arrondissement et l’hypercentre de Marseille, mais il est désormais hors d’état de nuire. Un individu qui agressait les passants pour leur voler leurs bijoux a été interpellé par la police à la fin du mois de juillet dernier avant d’être déféré devant le parquet, puis jugé en comparution immédiate et condamné à un an de prison.

Le 28 juillet dernier, ce sont les policiers du SISTC (service interdépartemental de sécurisation des transports en commun) qui sont avisés de la commission de plusieurs vols à l’arraché, notamment des chaînes en or. Trois victimes sont recensées : elles ont été agressées et dépouillées en pleine rue, l’une le 20, une autre le 22 et une troisième le 25 juillet.

Âgé de 23 ans, l’individu avait des antécédents

Grâce à son signalement et aux images des caméras de vidéosurveillance, les limiers repèrent vite l’auteur présumé des faits qui déambule impunément en ville. Interpellé, cet homme de 23 ans est placé en garde à vue et le groupe des vols violence du SLPJ Centre (Service Local de Police Judiciaire) qui s’empare de l’affaire, ne tarde à pas à découvrir qu’il est connu au Taj, le fichier des antécédents judiciaires de la police. Parallèlement, les investigations permettent de relier formellement cet individu aux faits perpétrés les 20, 22 et 25 juillet et ce de façon d’autant plus claire qu’il livre aux enquêteurs des aveux complets et reconnaît son implication dans l’ensemble des faits qui lui sont reprochés.

Un mode opératoire répétitif

Son mode opératoire, lui aussi, indique les agressions sont l’œuvre d’un seul et même individu qui s’en prend prioritairement à des personnes vulnérables : la première victime, une femme âgée de 57 ans, se déplaçait à l’aide d’un déambulateur. La seconde victime est un homme de 77 ans. La troisième, un homme âgé de seulement 42 ans, mais avec des faiblesses apparentes.

Sous le coup d’une procédure parallèle pour situation irrégulière sur le territoire national alors qu’une OQTF (obligation de quitter le territoire français) lui avait été notifiée par la préfecture des Bouches-du-Rhône, le jeune homme de nationalité algérienne a été jugé en comparution immédiate. Il a été condamné à un an de prison et 3 ans d’interdiction de séjour sur le territoire.