Mon Europe à moi

Elle nous porte autant qu’elle nous tourmente. Depuis les années 1990, la construction européenne ne cesse de bousculer les liens qu’entretient la Suisse avec ses voisins, quand elle n’interroge pas directement son identité. A travers une série d’interviews, Le Temps a sondé cinq personnalités sur leur rapport au continent 

Il y a cet attrait pour l’«objet politique non identifié» qu’est l’Union européenne. Le goût plus large de l’étude des relations entre nations, aussi. Mais c’est d’abord de l’histoire de sa famille que nous parle Jan Lepeu, attablé à la terrasse d’un café genevois, pour tenter de nous indiquer d’où vient son appétence pour le continent européen, objet à la fois de ses analyses et de sa passion. Un grand-père résistant dont le fils épouse une ressortissante allemande; un symbole qui marque et qu’on retrouve difficilement transposé dans d’autres tumultes du globe.


Portrait de Jan Lepeu, chercheur à l’Institut universitaire européen de Florence, le 8 juillet 2026 à Genève. — © Nora Teylouni/Le Temps