Quelle suite judiciaire pour Jean Imbert ? Accusé de violences conjugales par d’anciennes compagnes, celui que l’on surnomme « le chef des stars » est visé par trois plaintes déposées par trois anciennes compagnes pour des faits de violences conjugales. Des plaintes qui ont mené à l’ouverture d’une enquête par le parquet de Versailles, et dans le cadre de laquelle l’ancien candidat de Top Chef a été placé en garde à vue, lundi 3 août 2026. Prolongée de 24 heures mardi 4 août 2026, celle-ci a finalement pris fin mardi 4 août 2026 après 36 heures, tandis que Jean Imbert a été transféré dans la foulée au tribunal judiciaire de Paris en vue d’une audience qui doit se tenir mercredi 5 août 2026, rapportent nos confrères de BFMTV.
Comme le rappellent nos confrères, cette présentation à un juge d’instruction vise à le poursuivre pour des faits de violences conjugales sur au moins trois de ses anciennes compagnes. Si le chef Jean Imbert reste présumé innocent, « le parquet de Paris a estimé qu’il existait suffisamment d’éléments à charge pour envisager des suites judiciaires« . Désormais, il peut recevoir une convocation sous contrôle judiciaire, ce qui signifie que l’enquête le concernant est terminée et qu’il pourrait recevoir la date de son procès dès mercredi 5 août 2026. Dans un second cas, le juge d’instruction peut ordonner l’ouverture d’une information judiciaire avec possible mise en examen, dans le cas d’une « enquête complexe » qui nécessitera davantage d’investigations.
« Il m’a même fracturé le nez en me mettant un coup de tête »
D’après ses avocates Me Jacqueline Laffont et Me Julie Benedetti, Jean Imbert « s’est rendu à son audition avec de nombreux documents, pièces, autant d’éléments matériels solides qui étayent sa version des faits » et a répondu à « toutes les questions des enquêteurs » à propos des violences conjugales présumées sur trois de ses anciennes compagnes. Parmi elles, Alexandra Rosenfeld, qui après avoir témoigné anonymement a révélé à visage découvert les mois de violences qu’elle a subies aux côtés du chef. « Pendant un an et quatre mois, j’ai vécu une relation au sein de laquelle se sont progressivement installés des comportements que je peux aujourd’hui identifier comme relevant du contrôle coercitif », avait-elle ainsi témoigné à l’Assemblée nationale, mercredi 26 novembre 2025.
Au cours de cette réunion plénière de la Délégation aux droits des femmes, l’ancienne Miss France 2006 avait décrit de la part de son ex-compagnon « un ensemble de comportements répétitifs visant à dominer une personne, la couper de ses soutiens, la déstabiliser, limiter son autonomie, et créer un climat de peur et d’obéissance », sans toutefois le nommer. « Il me tenait constamment très fort par les bras, pour me contenir et m’empêcher de bouger. Il tapait dans les murs et il m’a même fracturé le nez en me mettant un coup de tête », avait-elle témoigné, expliquant que cet incident s’était produit sur un tournage pour la chaîne M6.