Parti de Sète le 16 juillet 2026, Charles Salvaing s’est lancé dans une « marche gauloise » jusqu’à Bruxelles pour défendre la paysannerie française et contre le traité entre l’Union européenne et le Mercosur.

Avec son chapeau de paille sur la tête, son bâton de pèlerin en main et un sac à dos de 18 kg, Charles Salvaing, 36 ans, passerait presque inaperçu au milieu des randonneurs qui font étape à Florac. D’ailleurs, son itinéraire suit le chemin de Stevenson jusqu’au Puy-en-Velay.

Des rencontres dans les villages

Ce jeune permaculteur et oléiculteur, originaire de Béziers, a une mission : « Mon but est de faire prendre conscience aux gens des enjeux de ce traité de libre-échange temporaire, qui devra être ratifié ou refusé par le parlement européen en mai 2027, car les choses ne sont pas encore pliées ».

Une démarche militante et politique, pour ce soutien de Jean Lassalle, l’ancien député de la quatrième circonscription des Pyrénées-Atlantiques. « J’ai été sensible à sa poésie, et c’est quelqu’un qui incarne le pays réel », explique le trentenaire. Sa démarche interpelle. « Je fais des vidéos où je m’entretiens avec des paysans, des artisans ou des citoyens qui veulent s’exprimer sur le sujet. J’aimerais aussi organiser des rencontres dans les villages », espère-t-il.

« On peut encore changer les choses »

D’une famille d’ostréiculteurs à Bouzigues à un ancien berger à Bassurels, mais aussi à la rencontre d’artisans et d’entrepreneurs locaux, Charles Salvaing partage sur les réseaux sociaux (1) ses échanges sur le chemin. Et le jeune homme, qui espère atteindre son objectif dans trois mois, de conclure : « La paysannerie, c’est l’âme de la France. Avec une mobilisation importante, on peut encore changer les choses ».

L’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) signé le 17 janvier 2026 s’applique « de manière provisoire » depuis le 1er mai 2026. En cas de ratification, environ 91 % des droits de douane entre les deux zones économiques seraient supprimés. Et des produits agricoles sud-américains, comme le bœuf et les céréales, feraient alors concurrence au marché français.

1. Ses aventures sont à suivre sur Tik Tok, Facebook, Instagram et Youtube @MarcheGauloise