Plus de 300 interpellations et près de 2.000 évictions ont été réalisées depuis le mois d’avril dans le cadre de la lutte contre la consommation de crack dans le 19e arrondissement de Paris. Depuis la mise en place « sous l’impulsion du parquet de Paris » le 13 avril d’une Cellule opérationnelle de coordination judiciaire, « 421 opérations de contrôle (en complément des patrouilles quotidiennes) » ont été réalisées, détaille la préfecture de police. Elles ont permis de « réaliser 1.940 évictions et 309 interpellations ».
Depuis plusieurs années, les autorités luttent contre le regroupement dans cet arrondissement du nord-est parisien de consommateurs de crack, un dérivé fumable de la cocaïne, qui génère notamment incivilités, délits et tensions avec les riverains. « Les opérations quotidiennes d’éviction, les contrôles et les interpellations ont permis d’améliorer sensiblement la situation aux abords de la gare Rosa-Parks, de la rue Cesaria-Évora et du boulevard Macdonald. Toute tentative de réimplantation est rapidement neutralisée, réduisant ainsi les nuisances pour les riverains. »
Des patrouilles d’agents privés
La direction de BNP Paribas avait annoncé fin 2025 le départ progressif de ses équipes à partir de mars des locaux situés à proximité de la gare RER Rosa-Parks en raison d’« une rationalisation immobilière ». Mais une déléguée syndicale CFDT à la BNP, avait expliqué que la banque rencontrait « des difficultés à pourvoir les postes sur le secteur » parce que « les salariés étaient réticents à venir y travailler, notamment à cause des questions de sécurité ». La banque avait mis en place, avec d’autres entreprises et institutions du quartier, des patrouilles d’agents privés à la sortie du RER pour garantir la sécurité des salariés rejoignant leur lieu de travail.
Pour lutter contre la consommation et le trafic de crack, la préfecture de police a mis en place « un plan de sécurisation renforcé », depuis le 24 novembre 2025, « avec une présence visible des forces de l’ordre et des dispositifs tels que l’emploi de drones et le déploiement d’un poste d’accueil mobile ». La stratégie de lutte « s’appuie également sur un partenariat étroit entre la préfecture de police, la Ville de Paris, la mairie du 19e arrondissement et l’ensemble des acteurs locaux au travers du Groupe de partenariat opérationnel Rosa-Parks. »