Par

Rédaction Paris

Publié le

5 août 2026 à 17h03

Après le lancement du plan d’action, place au bilan d’étape. Dans le quartier Rosa-Parks (19e arrondissement de Paris), où la consommation de crack engendre de nombreuses nuisances, les forces de l’ordre ont réalisé plus de 300 interpellations et près de 2 000 évictions, a annoncé mercredi 5 août la préfecture de Police (PP). Un coup d’accélérateur impulsé par la mise en place d’une Cellule opérationnelle de coordination judiciaire (COCJ) par le parquet de Paris en avril 2026.

Une présence policière accrue

« Les opérations quotidiennes d’éviction, les contrôles et les interpellations ont permis d’améliorer sensiblement la situation aux abords de la gare Rosa-Parks, de la rue Cesaria-Évora et du boulevard Macdonald, où toute tentative de réimplantation est rapidement neutralisée, réduisant ainsi les nuisances pour les riverains », a ainsi précisé la PP.

Depuis plusieurs années, les autorités luttent contre le regroupement dans cet arrondissement du nord-est parisien de consommateurs de crack, un dérivé fumable de la cocaïne, qui génère notamment incivilités, délits et tensions avec les riverains.

Un quartier aux prises avec le crack depuis plusieurs années

Cette atmosphère anxiogène nuit au dynamisme économique de ce quartier récent, pensé pour être le « petit Bercy du nord-est de Paris. Fin 2025, la direction de BNP Paribas avait annoncé le départ progressif de ses équipes à partir de mars 2026 des locaux situés à proximité de la gare RER Rosa-Parks en raison d’ »une rationalisation immobilière ».
Mais une déléguée syndicale CFDT à la BNP, Julie Lequeux, avait expliqué à l’AFP que la banque rencontrait « des difficultés à pourvoir les postes sur le secteur » parce que « les salariés (étaient) réticents à venir y travailler, notamment à cause des questions de sécurité ».

La banque avait mis en place, avec d’autres entreprises et institutions du quartier, des patrouilles d’agents privés à la sortie du RER pour garantir la sécurité des salariés rejoignant leur lieu de travail.

Pour lutter contre la consommation et le trafic de crack, la préfecture de Police a mis en place « un plan de sécurisation renforcé », depuis le 24 novembre 2025, « avec une présence visible des forces de l’ordre et des dispositifs tels que l’emploi de drones et le déploiement d’un poste d’accueil mobile », a-t-elle indiqué.
La stratégie de lutte « s’appuie également sur un partenariat étroit entre la préfecture de Police, la Ville de Paris, la mairie du 19e arrondissement et l’ensemble des acteurs locaux au travers du Groupe de partenariat opérationnel (GPO) Rosa-Parks », a-t-elle ajouté.

Avec AFP

Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.