Par
Cédric Nithard
Publié le
5 août 2026 à 20h37
Ce samedi 8 août à 20h45, le MHSC retrouve la Ligue 2 avec la réception de Dijon au stade de la Mosson. Après la vente du club annulée, la famille Nicollin opère à une forme de reprise en main laissant apparaître de nouveaux espoirs mêlés à autant d’incertitudes. À l’instar d’un effectif renouvelé et rajeuni qui évoluera dans un championnat n’ayant jamais semblé aussi relevé.
La passion retrouvée
Il y a un mois Olivier et Laurent Nicollin ont acté la fin des discussions avec le groupement d’investisseurs GSS et confirmé qu’ils restaient, pour l’heure, seuls maîtres du destin du MHSC. Le deuil du nouveau stade passé en attendant la rénovation du stade de la Mosson par la Métropole de Montpellier et la passion retrouvée après quelques années de galère ne font toutefois pas disparaître les difficultés économiques et la volonté d’attirer des partenaires financiers de la région.
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Contraint depuis plusieurs années par la baisse des droits télé et des contrats de joueurs pas toujours à son avantage, le budget du club a fortement diminué. Déjà en Ligue 1, il était passé de près de 50M€ en 2023-2024 à 35M€ l’année suivante durant laquelle le MHSC a été relégué pour atteindre les 29M€ la saison dernière et se porter à 20M€ pour ce deuxième exercice en Ligue 2. Et ce obligeant la famille Nicollin à combler les trous pour satisfaire la DNCG. Un montant qui, même si il les place loin de concurrents directs à la montée comme Saint-Étienne (35M€) ou Nantes (30M€), le situe dans la moyenne haute des clubs de Ligue 2.
En coulisses, certaines choses ont déjà changé à l’instar de la direction du centre de formation. Laurent Nicollin avait annoncé son intention de faire évoluer certains services notamment la data. Mais le principal changement est peut-être venu là où il ne l’attendait pas avec le départ de Bruno Carotti. L’ancien pailladin, au club depuis plus de 30 ans d’abord comme joueur puis comme directeur sportif, et ami du président, régulièrement sous le feu des critiques, a mis fin de lui même à sa collaboration.
Un effectif renouvelé et rajeuni
Un départ en plein mercato qui n’a pas empêché le MHSC de s’activer. Si le club entame un nouveau cycle s’est aussi le cas du groupe conduit par l’entraîneur Zoumana Camara. Pour sa deuxième saison sur le banc montpelliérain après une première séduisante, il bénéficie d’un effectif renouvelé avec les départs notamment de Téji Savanier (fin de contrat), Christopher Jullien (fin de contrat), Alexandre Mendy (Al Faisaly / Arabie Saoudite), Lucas Mincarelli (Estrella Da Amadora / Portugal), Nathanel Mbuku (retour de prêt / FC Augsburg / Allemagne) notamment et les arrivées de Florian Tardieu (Saint-Étienne), Daylam Meddah (Pau), Mamadou Camara (Laval) Grégory Ayem (Racing Club France) et les prêts de Daryl Benlahlou (OL), Naouefel El Hannach (PSG) et Nordan Mukiele (Stade Rennais).
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Un effectif renouvelé et également rajeuni (23,3 ans de moyenne d’âge selon le site Transfermarkt.com soit le plus jeune de Ligue 2) avec aussi les belles promesses des jeunes finalistes malheureux de la dernière coupe Gambardella face au PSG incarnées par Hichem Abderrebi, Mathis Chambon, Tidiane Diallo, Laciné Megnan et Noah Vidal-Cartoux. Nul doute que, entraîneur des moins de 19 ans du PSG durant trois saisons avant de rejoindre Montpellier, Zoumana Camara saura les intégrer à bon escient comme il l’a fait avec certains la saison dernière aujourd’hui dans le groupe à l’instar de Théo Chennahi ou Yanis Issoufou. Des noms qui seront peut-être le visage du MHSC de demain.
Une Ligue 2 relevée
Alors Montpellier pourra-t-il faire mieux que la 8e place de la saison dernière au sein d’une Ligue 2 qui n’a jamais paru aussi relevée. Avec les promotions de Dijon et Sochaux et les relégations de Metz et Nantes, le championnat compte treize clubs sur dix-huit ayant déjà évolué dans l’élite dont six au cours des cinq dernières années. Soit au total 27 titres de champions de France, dont le dernier étant Montpellier en 2012, et 24 coupes de France, qui donnent un côté D1, voire Division Nationale pour les plus anciens… Autant dire que les places pour la montée seront chères. « L’objectif, c’est bien sûr de terminer dans les cinq premiers, pour au moins faire les barrages. Mais je pense que beaucoup de clubs de Ligue 2, actuellement, souhaitent le faire aussi ». Pas de quoi démotiver Laurent Nicollin qui semble avoir retrouvé plaisir et optimisme comme il le confirme au journal L’Équipe tout en restant lucide.
Alors quel visage présentera le MHSC cette saison après cinq matchs de préparation intéressants (4 victoires, 1 défaite avec 16 buts inscrits pour 10 buts encaissés) ? Premières réponses samedi avec la réception de Dijon. Du côté des supporters, sur les réseaux sociaux, l’attente semble gonflée par le maintien de la famille Nicollin à la tête du club et les mouvements effectués au sein de l’effectif. Dans toute histoire d’amour, il y a des hauts et des bas. Après quelques années de bas, si la passion ne s’est jamais éteinte, tous les ingrédients sont réunis pour faire repartir l’idylle comme dans ses plus beaux jours. Seule manquera la ferveur de la Butte Paillade dont la tribune est suspendue. Les Ultras se retrouveront tout de même en Corbières dans un stade qui, généralement en cette période, affiche complet. Quoi de mieux pour conquérir les coeurs…
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