Placé en garde à vue, l’individu aurait reconnu avoir étouffé puis étranglé l’adolescent de 17 ans sur fond de rupture conjugale, a précisé le parquet de Nice dans un communiqué.

Le déroulé funeste de la tragédie intervenue lundi dans le quartier de la Madeleine à Nice se précise. Placé en garde à vue «du chef d’assassinat» à sa sortie de l’hôpital, l’homme soupçonné d’avoir assassiné son fils de 17 ans a procédé à de premiers aveux, a indiqué la procureur de la République adjoint, Sabine Neale, dans un communiqué de presse transmis ce mercredi et revenant sur les circonstances du drame.

Âgé de 59 ans, le père aurait reconnu lors de son audition avoir étouffé son propre fils avec un «oreiller sur le visage» avant de l’étrangler «avec le câble du fer à repasser» puis de le placer dans une housse mortuaire récupérée «sur son lieu de travail à l’hôpital il y a plusieurs mois, voire plusieurs années», détaille le parquet. Au terme de sa garde à vue, il devrait être «déféré» jeudi matin auprès du Parquet de Nice en prévision de «l’ouverture d’une information judiciaire pour assassinat», selon le communiqué.


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Lettre dans la salle de bains

Concernant les motivations de l’auteur présumé, celui-ci aurait expliqué son acte, lors de sa garde à vue, par «un coup de folie» sur fond de rupture conjugale avec son ex-conjointe qui est aussi la mère de l’adolescent assassiné. Toujours selon le parquet, une lettre rédigée par le mis en cause aurait été retrouvée dans la salle de bains de l’appartement où l’homme, aide soignant de profession, imputait «la responsabilité de ce “geste désespéré” à son épouse et mère de l’enfant qui avait décidé de le quitter».

Cette dernière avait «quitté le domicile conjugal peu de temps avant le drame et déposé une plainte le 1er août 2026 au Commissariat de police de Nice pour des faits de violences conjugales et de harcèlement par conjoint», peut-on lire. «Des réquisitions de placement en détention provisoire seront prises à l’encontre du mis en examen», complète le parquet dans sa communication.

«Prise en charge au profit de la famille»

L’homme avait tenté de mettre fin à ses jours avant d’être interpellé en possession d’un couteau par le RAID dépêché sur place, puis transporté à l’hôpital Pasteur de Nice. C’est à partir de la réception de photos «vers 15 h» le présentant visiblement blessé aux côtés de son fils, allongé «les yeux fermés» dans une housse mortuaire, que la mère de l’adolescent a alerté les services de police, selon le parquet.

Quelques minutes auparavant, les forces de l’ordre avaient reçu un appel téléphonique où un individu faisait part de son intention de mettre fin à ses jours après avoir tué son fils, déclenchant une vaste opération impliquant le Raid ainsi que le bouclage du quartier à la stupeur des habitants. «Une prise en charge par une association d’aide aux victimes est mise en place au profit de la famille de la jeune victime», conclut la procureur de la République adjoint.