Par
Adrien Filoche
Publié le
6 août 2026 à 7h22
« J’ai peur quand je sors de chez moi. » Depuis le 28 mai 2026, date de son emménagement au sein de son logement à Sotteville-lès-Rouen, Faiza vit un véritable cauchemar. Victime de menaces de mort, d’insultes sexistes et racistes par une famille voisine, la jeune maman de 28 ans est à bout. « Il y a la musique à fond toute la journée et la nuit, des menaces, des insultes, les odeurs de drogue », liste la riveraine, désespérée. Fin juillet 2026, elle et sa mère ont déposé plainte après que cette dernière a été bousculée par l’un des fils de la famille. « Je revenais pour voir ma fille. Quand je suis descendue dans l’escalier, il m’a poussée et m’a insultée. C’était gratuit », confie la maman de Faiza. Selon elles, leurs persécuteurs feraient vivre un calvaire au voisinage de la rue Claudine-Guérin.
Une famille qui fait « régner la terreur » dans sa rue
« C’est un carnage. On ne sait plus quoi faire », alerte Faiza, qui craint de devoir attendre « un drame » avant que la situation ne bouge. Elle l’assure, la précédente locataire de son appartement est partie à cause d’eux, « elle n’en pouvait plus, ils squattaient sa cave. Ils ne respectent rien ». Mais lors de son emménagement, Faiza n’a pas été prévenue de la galère dans laquelle elle s’embarquait.
Ils font régner la terreur dans tout le quartier.
Faiza et sa maman
Malgré les nombreuses interventions des forces de l’ordre, la situation reste inchangée. « Dès que la police vient, ils arrêtent leur bruit, mais quand les policiers repartent, ça recommence de plus belle », s’agace la jeune femme.
La locataire indique avoir alerté son bailleur, le Foyer du Toit Familial, à plusieurs reprises, et ce dès les premiers jours de son emménagement. « Ils minimisent la situation. J’ai été reçue et on me dit qu’ils ne pouvaient rien faire », regrette Faiza. Et d’ajouter : « La seule solution qu’on me donne, c’est de partir ».
Dans l’impasse
Mais la Sottevillaise ne l’entend pas, « ce n’est pas à moi de partir, c’est à eux de changer ». D’autant plus que la jeune maman se trouve déjà dans une situation précaire, « je suis en dispositif Syplo (NDLR, dispositif de relogement d’urgence) à la suite de violences conjugales ».
Interrogée par 76actu, Nathalie Theret, la directrice du Foyer du Toit Familial dit avoir « bien connaissance de la situation » et indique que « nous travaillons en lien avec la collectivité et les forces de l’ordre lorsque les circonstances le justifient ».
Sans pouvoir commenter la situation d’un ou plusieurs locataires identifiables, ni les procédures individuelles en cours, je peux vous confirmer que les troubles signalés font l’objet d’un traitement par notre organisme.
Nathalie Theret
directrice du Foyer du Toit Familial
La directrice du Foyer du Toit Familial précise que dans la mesure où une procédure judiciaire est en cours, « elle ne permet pas une résolution immédiate de la situation ».
Des plaintes déposées
Le 30 juillet, Faiza et sa mère ont déposé plainte à l’encontre de la famille qui persécute la jeune femme. En avril dernier, Nathalie, une voisine, s’était également rendue à l’hôtel de police à la suite d’une agression.
En partant du travail à 5 heures du matin, j’entends déjà la musique à fond. C’est insupportable.
Nathalie
Selon les habitants, il y aurait plusieurs autres plaintes à l’encontre de cette famille. « Ils se permettent tout, ils agissent en toute impunité. On reçoit des insultes de leur part alors qu’il y a la police municipale devant. Les autres voisins vivent dans la peur, ils n’osent pas bouger », commente Nathalie.
En plus des nuisances sonores, des insultes et des menaces, Nathalie et Faiza déplorent également des dégradations causées dans les parties communes. « La prochaine fois, c’est quoi ? On va se faire taper dessus », s’alarme Faiza.
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