L’âge d’or de l’escalade touche-t-il à sa fin ? L’entreprise lyonnaise Climb Up, fondée en 2011 par l’ancien champion du monde et ex-entraîneur de l’équipe nationale d’escalade François Petit, a placé sa holding Climb Up Investissements et quatre autres sociétés d’exploitation (impliquant cinq salles en France) en redressement judiciaire, fin juillet. En cause, la hausse des coûts de l’énergie ainsi que la stagnation du nombre de pratiquants depuis la crise du Covid, bien que l’enseigne compte trois millions de visiteurs par an et 11 000 adhérents.
Un secteur saturé et en perte de vitesse
Le secteur de l’escalade indoor privé est, en effet, saturé après un boom des fréquentations depuis 25 ans, « passant de quelques murs pionniers à de véritables lieux de vie et d’échanges », détaille l’entreprise sur le réseau social LinkedIn, le 31 juillet. La période actuelle n’est pas de tout repos ». En conséquence, sur les 33 salles du groupe éparpillées dans l’Hexagone, cinq pourraient être affectées : Cergy, Aubervilliers, Caen, Orléans et Mulhouse Wittenheim. En revanche, les deux espaces d’escalade de Lyon, à Confluence (Lyon 2e), et à Gerland (Lyon 7e), ne sont pas menacés. Les cours, stages et abonnements sont maintenus pour le moment.
Et la suite ?
« Face à un contexte économique tendu et aux turbulences que traverse notre secteur d’activité, nous devons faire preuve d’adaptation pour consolider nos fondations et mener à bien la transformation nécessaire de notre modèle », poursuit Climb Up sur LinkedIn. Pour cela, une période d’observation de six mois – renouvelable – a été ouverte au cours de laquelle le géant lyonnais sera accompagné par un mandataire judiciaire, dans « une démarche de gestion responsable », continue le groupe dans un communiqué. Et afin de « franchir ce nouveau passage et préparer sereinement l’avenir », l’entreprise a annoncé accueillir un nouveau directeur général en la personne de Jean-Luc Croset. Un nouveau chapitre dans l’ascension de Climb Up.