Elle s‘était répété la phrase en boucle : « Non, Aleksandra, tu ne pleures pas. » À 22 h 30, place Stanislas, devant la statue du roi, c’est plus fort qu’elle : les larmes coulent. Après deux jours de course à pied, 190 kilomètres et des heures à lutter contre la chaleur, l’émotion l’emporte.
Ce 29 juillet au soir, la Polonaise de 39 ans arrive à Nancy sous un ciel clair. Pas après une course officielle, mais au bout d’une aventure née par hasard. Et c’est ça le plus fou dans son histoire : rien n‘était prévu.
Le projet de départ, c‘était d’aller jusqu’au lac du Der-Chantecoq, dans la Marne. Depuis chez elle, à Troyes. « Mon mari était en déplacement, mon fils chez papi-mami, j’avais deux jours toute seule. »
De l’eau dans les cimetières
Entre Troyes et le lac, une soixantaine de kilomètres qu’elle…