Par
Sébastien Aliome
Publié le
6 août 2026 à 17h47
Dernièrement, les gendarmes de Neufchâtel-en-Bray (Seine-Maritime) ont interpellé un homme au sein d’une enseigne de restauration rapide à Neufchâtel. Il s’agissait d’un salarié non déclaré, sans titre de séjour pour travailler en France et étranger en dehors de l’Union européenne. De plus, les militaires ont constaté des problèmes liés à l’hygiène dans le restaurant. Cela fait aussi partie des missions d’une unité de la gendarmerie nationale qui travaille sur ces sujets avec plusieurs organismes.
Des contrôles dans différents domaines
On connaît les missions les plus visibles de la gendarmerie nationale : contrôles routiers, actions de prévention, interventions lors de cambriolages, ou de violences aux personnes et aux biens, enquêtes pour résoudre différentes affaires…
Mais on connaît moins le CODAF (Comité opérationnel départemental anti-fraude). Et pourtant, cette mission est assurée quotidiennement au sein même de la compagnie de gendarmerie de Neufchâtel-en-Bray.
Un contrôle réalisé il y a quelques jours a donc permis d’appréhender un salarié non déclaré. « Le CODAF est sous l’autorité du procureur de la République. Nous travaillons main dans la main avec les impôts, France travail, la CAF, les douanes, l’Urssaf, la MSA, la caisse d’assurance maladie… Nous faisons des contrôles dans des commerces, restaurants, des garages, dans des exploitations agricoles, des discothèques, des bars… » décrit le référent de ce comité pour la compagnie de gendarmerie de Neufchâtel-en-Bray.
135 établissements contrôlés en 2025
Les missions du CODAF consistent à lutter contre l’immigration illégale, la concurrence déloyale, les fraudes diverses, l’hygiène, la contrebande… « En 2025, il y a eu 135 établissements contrôlés et 186 salariés sur notre territoire. Nous avons recensé 17 travailleurs dissimulés, 8 étrangers sans titre de séjour et une quarantaine d’autres infractions liées à l’environnement, à la répression des fraudes ou à l’hygiène ».
Le référent estime que ce travail permet aussi de lutter contre la traite humaine.
Nous voyons des situations où les personnes sont totalement exploitées et souvent logées dans des conditions indignes.
Dès lors où les faits sont prouvés, les auteurs risquent des redressements fiscaux, de la part de l’Urssaf également et des sanctions judiciaires. « 2025 aura été une très bonne année pour nos services qui travaillent sur réquisition du procureur. Il faut savoir que chaque année, il y a entre 70 et 80 milliards de fraudes en France ».
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