« Ma fille aurait pu être paralysée à vie, et personne ne m’a prévenue ». Six mois après la chute de Sonia*, 11 ans, Linda* ne décolère pas.

Le vendredi 16 janvier, cette mère de cinq enfants reçoit un appel de l’école de la Millière, dans le 11e arrondissement de Marseille, où la fillette est scolarisée en classe de CM2. Il est alors environ 13h30 et c’est un agent territorial qui la contacte. « On m’a demandé de venir la chercher et plus tard, ma fille m’a dit qu’elle était tombée. Quand j’ai appelé l’école pour en savoir plus, on m’a répondu de ne pas en faire toute une histoire », se souvient Linda. Mais les douleurs de Sonia persistent et cinq jours plus tard, le diagnostic tombe : la fillette souffre d’une fracture d’une vertèbre et du tassement d’une autre liés à une chute. « Les médecins m’ont dit qu’elle avait eu énormément de chance. Elle aurait pu être complètement paralysée, ou pire… », en tremble encore Linda.

Prise en charge à l’hôpital de la Timone, Sonia y est hospitalisée pendant une semaine, le temps qu’un corset sur mesure soit confectionné. De retour chez elle, elle récupère peu à peu sa mobilité, à grand renfort de soins et de rééducation.

Deux versions qui s’opposent

À …