Après avoir été mordue par une tique lors d’une promenade en pleine nature, une Belge a contracté le virus de l’encéphalite à tiques, une maladie rare susceptible d’entraîner de sérieuses complications neurologiques. 

Une simple promenade qui tourne au cauchemar. En Belgique, une femme a été contaminée par le virus de l’encéphalite à tiques après une morsure survenue lors d’une sortie en extérieur. 

L’information a été relayée par la chaîne de télévision locale RTV puis confirmée mercredi 5 août par l’Agence flamande en charge des soins.

Selon Joris Moonens, porte-parole de l’agence, il s’agit du quatrième cas recensé en Belgique depuis le début de l’année. 

Le responsable sanitaire rappelle toutefois que ce type d’infection «reste un phénomène sporadique» dans le pays. En 2025, trois contaminations avaient été enregistrées, précise à cet égard Le Soir

En France, 62 cas ont été signalés en 2024, en nette hausse par rapport aux années précédentes. Face à la progression de la maladie en Europe et à l’extension des zones concernées, l’encéphalite à tiques figure depuis 2021 parmi les maladies à déclaration obligatoire (MSO). 

Concrètement, une maladie à déclaration obligatoire est une maladie que le médecin doit signaler aux autorités sanitaires pour aider à prévenir sa propagation et protéger la population. Elles sont au nombre de 38 en France.

«L’objectif de cette inscription est de suivre l’évolution des épidémies dans le temps et de mettre en place des politiques de santé publique adaptées», souligne Santé publique France

Des complications parfois sévères 

Bien que peu fréquente, cette maladie peut avoir des conséquences sérieuses. «Après une incubation d’une à deux semaines, la maladie débute brutalement, avec de la fièvre, des maux de tête et des douleurs des muscles et articulations», indique encore Santé publique France. 

Dans 20 à 30% des cas, le virus peut atteindre le système nerveux et provoquer une encéphalite c’est-à-dire une inflammation du cerveau, une paralysie ou encore des troubles neurologiques graves (troubles de la conscience, convulsions, voire coma). 

Si les décès demeurent rares avec la souche européenne, certains patients peuvent conserver des séquelles durables. 

Pour l’heure, aucun traitement antiviral spécifique n’existe contre l’encéphalite à tiques. La prise en charge consiste essentiellement à soulager les symptômes, ce qui rend la prévention indispensable.