
Par Amaury Detroz
Publié le 06 août à 20h03
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La découverte d’un drone chargé d’explosif à l’aéroport de Leipzig n’a pas eu d’impact direct en Belgique. Mais les autorités belges maintiennent une attention maximale autour des aéroports civils, militaires et de l’espace aérien.
À ce stade, aucun impact n’a été signalé en Belgique après les incidents survenus à l’aéroport de Leipzig, en Allemagne, où un drone chargé d’explosif a été découvert (voir l’article ci-dessous). L’OCAM maintient toutefois le niveau de menace à 3 sur 4, ce qui signifie que la menace reste considérée comme sérieuse, possible et probable.
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La surveillance du secteur aérien belge repose sur plusieurs autorités. L’espace aérien relève de la Mobilité, les aéroports civils dépendent de l’Intérieur et les bases militaires sont sous la responsabilité de la Défense. Dans ce cadre, les différents services restent particulièrement attentifs à toute tentative d’intrusion de drones dans des zones sensibles. Les événements de Leipzig renforcent encore cette vigilance, alors que la menace liée à ces appareils est suivie de près dans plusieurs pays européens.
La Belgique se prépare depuis plusieurs mois à ce type de scénario. En novembre 2025, plusieurs sites avaient été survolés par des drones non identifiés, notamment les aéroports de Bruxelles et de Liège, ainsi que des bases militaires à Kleine-Brogel et Florennes. Ces survols avaient mis en lumière la difficulté de détecter rapidement certains appareils et de déterminer leur origine, ce qui avait poussé les autorités à réagir sans attendre.
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À la suite de ces incidents, des mesures d’urgence avaient été prises au niveau politique et sécuritaire. Près de 140 millions d’euros ont été mobilisés pour renforcer les capacités anti-drones. Cet effort comprend notamment l’acquisition d’armes portables capables de détruire ces engins, mais aussi le développement d’un système de défense pensé pour être autonome et durable. L’objectif est d’améliorer la rapidité d’intervention autour des aéroports et des installations stratégiques.
Autre décision importante : la création d’un centre national de surveillance aérienne. D’après la transcription, ce centre est opérationnel depuis janvier 2026. Sa mission est de mieux coordonner les acteurs concernés et d’assurer un suivi plus efficace de l’espace aérien belge. Dans un contexte marqué par la multiplication des menaces hybrides, l’affaire de Leipzig rappelle que le risque lié aux drones est désormais pris très au sérieux en Belgique, même en l’absence d’incident signalé à ce jour.

