Face à la hausse des vols de carburant,
certaines stations-services britanniques ont trouvé une solution,
qui créée la polémique.
Le prix du carburant reste encore très élevé.
Et ce alors qu’il est reparti à la hausse au cours des dernières
semaines. Le tout en raison de la guerre qui se poursuit encore et
toujours au
Moyen-Orient, et plus précisément en Iran. Ainsi, le détroit
d’Ormuz reste sous pression, ce qui ralentit les exportations de
pétrole. Et cela a donc pour effet de faire flamber les prix à
la pompe. Cela concerne alors l’essence et le diesel, et aucun
conducteur n’est donc épargné. A tel point que certains sont
désormais tentés de voler pour continuer à faire leur plein. Or,
cela ne passe pas au Royaume-Uni, bien au contraire.
Les stations agissent contre le vol de carburant
Ainsi, les gérants de stations-service veulent
désormais prendre les choses en main et agir. Car depuis quelques
mois, de plus en plus de conducteurs quittent les lieux sans payer.
Et ce après avoir fait leur plein de carburant. Alors, pour tenter
d’enrayer cette tendance, près de 1 700 stations-service
britanniques ont adopté un système de surveillance. Développé par
VARS Technology, celui-ci est notamment composé de
caméras, mais pas seulement. Car ces dernières sont alors capables
de lire automatiquement toutes les plaques d’immatriculation.
Lorsqu’un véhicule arrive sur une station-service équipée, le
système compare les chiffres avec une base de données interne.
Si le conducteur figure parmi les personnes signalées
pour un vol, une alerte apparaît aussitôt. Cela est aussi
valable pour les clients connus pour un départ sans paiement ou un
comportement agressif. Et le fonctionnement est assez simple, comme
l’explique TF1. Les caméras « prennent
une photo, puis grâce à notre logiciel, nous pouvons savoir ce qui
se passe. Ça fait un bruit. L’écran devient rouge et ça indique aux
employés pourquoi l’automobiliste est sur la liste
noire. Par exemple, s’il est parti sans payer, a volé ou a
été agressif ».
Une solution qui ne fait pas l’unanimité
Grâce à cette alerte, les salariés peuvent ainsi
surveiller le véhicule concerné. Ou bien prévenir
les forces de l’ordre si la situation l’exige. Cette anticipation
limite les risques de voir un fraudeur repartir une nouvelle fois
sans payer son carburant. Bien sûr, pour les exploitants, l’intérêt
économique paraît évident. Car chaque départ frauduleux représente
une perte directe qui réduit les marges déjà très faibles des
stations-service. Les responsables estiment donc que cette
technologie constitue un investissement rapidement rentable.
« Sans ce système, nous perdrions autour de 500 à 600
euros par jour » selon un patron.
Mais tout n’est pas rose non plus, bien au contraire. Et malgré
ces résultats encourageants, cette surveillance ne fait pas
l’unanimité. Plusieurs associations et
automobilistes dénoncent une collecte systématique des
plaques d’immatriculation. Certains redoutent une généralisation du
contrôle permanent, même lorsqu’aucune infraction n’a été commise.
De plus, la question des erreurs alimente
également les critiques. Une mauvaise lecture de plaque ou un
dysfonctionnement informatique peut identifier un conducteur
innocent comme fraudeur. Dans ce cas, celui-ci risque de subir un
contrôle injustifié ou des soupçons infondés.
Il faut savoir que ce système n’est pas utilisé en France pour
le moment. Et rien n’a encore été annoncé au sujet d’un déploiement
de cette technologie dans notre pays.