« Permets-moi de te remercier, avec toute l’amitié qui sied à notre fonction : grâce à toi, c’est finalement notre territoire qui aura le privilège d’accueillir les athlètes olympiques et paralympiques ! » Cyrille Isaac-Sibille, député MoDem du Rhône, n’a pas manqué d’ironiser en envoyant une lettre le 4 août à Eric Ciotti, député-maire UDR de Nice. Après avoir appris que le village olympique sera installé à Oullins-Pierre-Bénite, dans sa circonscription, le parlementaire a voulu marquer le coup en rappelant le transfert du pôle glace des Alpes 2030 de la capitale azuréenne à la capitale des Gaules.
Eric Ciotti a refusé que le club de football de l’OGC Nice fût privé, pendant plusieurs mois, du stade l’Allianz Riviera, prévu d’accueillir les tournois olympiques de hockey sur glace. Sans solution alternative viable dans la cité des anges, le comité d’organisation, présidé par Edgar Grospiron, a décidé, fin mai, de transférer les épreuves de glace (hockey, patinage artistique, short-track et curling) à Lyon.
« La décision d’un seul homme entraîne la punition d’un territoire »
En lisant la lettre du député du Rhône, Renaud Muselier (Renaissance), président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, n’a pas manqué de nouveau réagir, le 6 août, en ciblant Eric Ciotti : « Voilà le résultat : la décision d’un seul homme entraîne la punition d’un territoire, et fait le bonheur des autres ! Nice est rayée de la carte des Jeux olympiques et paralympiques 2030. Quel gâchis ! Bravo M. Ciotti ! »
L’édile niçois, allié au Rassemblement National, n’a pas manqué de répondre à Cyrille Isaac-Sibille en se plaçant uniquement sur le plan de la politique nationale et de l’élection présidentielle : « Je te remercie de ta sollicitude. Mais, en 2030, cela fera longtemps qu’avec ton ami Muselier, qui a enlevé les JO à Nice, vous ne ferez plus de politique : les électeurs auront renvoyé les macronistes à leurs affaires. Rendez-vous en 2027 ! »