• À Lille, trois personnes ont été mises en examen après le démantèlement d’un réseau de trafic de cigarettes de contrefaçon.
  • Le préjudice est estimé à 12 millions d’euros par la gendarmerie.
  • Les contrefaçons ont représenté 19,5% de la consommation totale de cigarettes en 2025, en France.

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Le trafic équivalait au « volume de vente de 20 buralistes lillois sur la même période », estime la gendarmerie. Un réseau de trafiquants de cigarettes de contrefaçon a été démantelé, a annoncé la gendarmerie nationale ce vendredi 7 août. Trois personnes ont été mises en examen. 

Les interpellations ont eu lieu ce mardi au cours d’une opération judiciaire menée par la section de recherches (SR) de Lille. Les investigations avaient débuté en avril grâce à un renseignement obtenu par les gendarmes.

Le réseau opérait selon un mode opératoire bien ficelé : le principal mis en cause organisait des convois depuis la Belgique pour importer des cigarettes dans la métropole lilloise. Un seul d’entre eux permettait d’introduire en France « environ 7.500 paquets de cigarettes », explique la gendarmerie. Les forces de l’ordre en ont dénombré 120 depuis début décembre 2025 pour un préjudice « estimé à 12 millions d’euros », affirme le communiqué. 

Vente sur les réseaux sociaux

Les cigarettes étaient ensuite écoulées sur les réseaux sociaux, notamment Snapchat, a expliqué à l’AFP la lieutenante-colonelle Cécile Lambert, à la tête de la SR de Lille. Les cigarettes, qui imitaient l’identité visuelle de la marque Marlboro, étaient vendues dans des paquets neutres similaires à ceux que l’on trouve sur le marché français, a détaillé Daniel Bruquel, chef du service prévention du commerce illicite chez Philip Morris.

Les mis en examen sont la « tête de réseau » présumée et deux revendeurs, selon Cécile Lambert. Deux des mis en cause avaient des antécédents judiciaires, dont l’un pour trafic de stupéfiants, a-t-elle ajouté.

Les perquisitions menées chez les trois mis en examen et dans leurs lieux de stockage, ainsi que chez une quatrième personne entendue en tant que témoin libre, ont permis la saisie de « 600 cartouches de cigarettes contrefaites« , « 223.500 euros » en espèces, « divers produits stupéfiants » mais aussi « une arme de poing », selon le communiqué de la gendarmerie. « Les investigations ont permis d’ouvrir une procédure incidente pour blanchiment aggravé et travail dissimulé », précise la gendarmerie.

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Le trafic de cigarettes de contrefaçon est « un phénomène assez vif depuis quelques mois voire quelques années », assure Daniel Bruquel. Les cigarettes contrefaites ont représenté, en 2025, 19,5% de la consommation totale de cigarettes en France, a-t-il indiqué.

En Belgique, « pays majeur de production de contrefaçons de cigarettes », onze usines clandestines ont été démantelées depuis le début de l’année, ajoute-t-il.