Avec notre correspondante à Londres, Emeline Vin

Selon l’Agence environnementale anglaise, l’intégralité des cours d’eau présente des niveaux alarmants de contamination, notamment aux antibiotiques, aux phosphates et aux PFAS, les « polluants éternels », dont l’exposition favorise notamment le développement de cancers.

Un second test réalisé par l’Agence montre que seul un cours d’eau sur sept atteint un « statut écologique » satisfaisant, c’est-à-dire que l’activité humaine y a un impact limité sur la biodiversité et la qualité de l’eau.

À écouter aussiLes PFAS, ces polluants éternels qui contaminent toute l’humanité

Pas d’amélioration depuis 2019

Plus inquiétant encore, ces chiffres ne montrent pas d’amélioration par rapport au précédent rapport de l’Agence environnementale, publié en 2019. Or, le gouvernement s’est fixé pour objectif de parvenir à un statut écologique satisfaisant pour les trois quarts des rivières, lacs et estuaires dès l’année prochaine. Près de 25 milliards d’euros ont été investis dans ce sens.

La vétusté du réseau d’eau anglais, liée au sous-investissement des entreprises, et la pollution qui en découle font régulièrement débat en Angleterre. Dans la foulée de ce rapport, les associations de défense de l’environnement réclament davantage de régulation du secteur agricole et, surtout, l’interdiction des « polluants éternels ».

À lire aussiLes agriculteurs anglais et gallois en difficulté à cause de la sécheresse et des vagues de chaleur