Non conservé par Colomiers, Max Auriac a décidé de descendre en Nationale pour retrouver du temps de jeu après de multiples blessures.

À 23 ans, Max Auriac figure à ce jour un destin toulousain brisé. Formé dès son plus jeune âge dans la ville rose, « mon club de cœur comme d’autres portent en eux le club de leur village d’enfance », international U20, champion de France espoir avant d’être prêté à Colomiers comme tant d’autres avant lui, il avait traversé sa première saison de Pro D2 à la manière de ces jeunes talents que déverse Toulouse sur le rugby hexagonal. Quand on a 20 ans, vingt-six feuilles de match et dix-huit titularisations à l’arrière en Pro D2 forgent une trajectoire vers les sommets. Et puis il y a eu cette rupture des ligaments du genou gauche qui a réduit sa saison suivante à quelques apparitions de fin de championnat. Et puis encore la saison suivante, il y a eu cette rupture des ligaments du genou droit, juste avant le démarrage des phases finales, alors que ce joueur polyvalent avait pris le poste d’ouvreur en raison des blessures des préposés.

Ce grand espoir est devenu en vingt-quatre mois un membre éminent de l’infirmerie, tant et si bien que les dirigeants columérins ont fait le choix de ne pas le conserver. C’est parce que sa conjointe est interne à Necker à l’Hôpital des enfants malades qu’il a eu l’idée de la rejoindre à Paris. Il a directement sondé les Suresnois, qui avaient bouclé leur recrutement. Mais le profil de ce joueur passé par l’école toulousaine, juste techniquement et porté sur l’offensive, les a incités à un dernier mouvement sur le marché des transferts. « J’ai vu que ce club voulait relancer son projet autour d’un jeu offensif, et cela m’a plu, dit-il. Et j’ai très envie de rejouer au rugby. Je sais maintenant qu’une carrière est très fragile. Mais je suis jeune et je veux me relancer en prenant le maximum de plaisir. Suresnes m’a semblé le meilleur des choix possibles. »