Une nouvelle vague de chaleur et une absence de précipitations : alors que l’Ille-et-Vilaine traverse un été sec, la situation devrait encore se détériorer dans les prochains jours et provoquer des tensions sur les ressources en eau.

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Le niveau des nappes phréatiques en baisse

La situation n’est pas encore catastrophique mais elle se dégrade nettement. Le dernier rapport du BRGM qui assure la surveillance des nappes phréatiques pointait dès la fin juillet une baisse des niveaux en Ille-et-Vilaine. Depuis, le département a connu quelques précipitations, mais pas suffisamment pour inverser la dynamique. À noter que l’Ille-et-Vilaine stocke peu d’eau dans ses sols et que la majorité de l’eau consommée provient des eaux de surface.

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Des cours d’eau en souffrance

L’inquiétude concerne donc aussi le niveau des cours d’eau dont les débits ont nettement baissé ces dernières semaines. L’Office français de la biodiversité (OFB), à travers l’Observatoire national des étiages (Onde), recense même quatorze petits cours d’eau complètement à sec ou qui connaissent des ruptures d’écoulement sur les 27 qu’il mesure dans le département.

Un impact sur la biodiversité

Conséquence de la baisse du niveau des cours d’eau, leur température augmente, ce qui provoque une altération de la qualité de l’eau et perturbe la biodiversité. Exemple parmi d’autres, les vannes de l’étang de Carcraon, à l’est de l’Ille-et-Vilaine), ont été ouvertes afin d’alimenter la Seiche et l’étang de Marcillé-Robert et ainsi contenir la mortalité des poissons.

La préfecture rappelle aussi qu’il est interdit de constituer des barrages artisanaux sur les cours d’eau, cela pouvant perturber l’équilibre écologique et fausser les mesures.

Des tensions sur l’eau potable et des restrictions

En matière d’eau potable, l’Ille-et-Vilaine se trouve pour l’instant dans une situation légèrement meilleure que les autres départements bretons. Pour autant, elle est tout de même en alerte. Le pays de Saint-Malo est même en alerte renforcée dans une période touristique qui pèse inévitablement sur la consommation.

Concrètement, l’arrosage des pelouses et espaces verts, y compris des golfs et des terrains de sport, est interdit entre 8 h à 20 h. Concernant les potagers, l’interdiction vaut entre 10 h à 20 h. Il est aussi interdit de remplir ou de vidanger sa piscine. Il est interdit de nettoyer sa voiture et de rincer son bateau hors des stations autorisées. Enfin, les industriels doivent réduire leurs prélèvements en eau. Pour connaître toutes les restrictions, rendez-vous sur le site vigieau.gouv.fr.

À noter que si l’eau du robinet peut parfois être tiède en raison de la température accumulée, cela ne remet pas en cause sa potabilité.

Des mesures pour éviter des incendies

Qui dit sécheresse dit aussi risque accru d’incendie. Pour les éviter, la préfecture a pris des restrictions quant aux travaux générateurs d’étincelles près des massifs boisés, mais aussi sur la circulation des véhicules motorisés sur les chemins forestiers non goudronnés. De son côté, la Ville de Rennes a interdit l’utilisation des barbecues dans les parcs ou jardins.