Le candidat de centre droit Edouard Philippe a été calomnié sur son état de santé, l’eurodéputé de gauche Raphaël Glucksmann a été visé à travers sa compagne, la journaliste Léa Salamé, accusée d’avoir soudoyé des médias pour favoriser la candidature de son mari. Quant à Gabriel Attal (centre droit), il a été présenté comme potentiellement atteint de la maladie de Parkinson.
La plainte déposée par M. Attal à Paris vendredi soir et dont l’AFP a eu connaissance, dénonce « des faits d’ingérence étrangère, de manipulation de l’information, de fabrication de contenus truqués, susceptibles de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation et à la sincérité du scrutin présidentiel à venir ».
Une affiche électorale de Marine Le Pen suscite la colère de l’un de ses concurrents
« Si on ne fait rien pour se protéger, l’élection peut être faussée », s’est inquiété jeudi sur la radio RTL Gabriel Attal, accusant « la Russie de vouloir voler » ce scrutin aux Français.
Même si les opérations de déstabilisation révélées ces derniers jours sont restées peu visibles d’après une source sécuritaire, il s’agit des premières visant directement depuis le début de la campagne des prétendants à l’Elysée. Une enquête a été ouverte par la justice concernant Raphaël Glucksmann.