Par
Romane Rousseau
Publié le
8 août 2026 à 7h16
« Dans quelques heures, jours », la barre fatidique du 1 000ᵉ détenu au centre pénitentiaire pour hommes (CPH) de Rennes-Vezin est prête à être franchie. Un seuil énorme pour cet établissement ne pouvant théoriquement en accueillir que… 712.
Une situation que dénonce le syndicat UFAN Unsa Justice dans un communiqué envoyé à la presse, dont actu Rennes, ce vendredi 7 août 2026.
990 personnes dans la prison de Rennes
À l’heure actuelle, 990 personnes sont incarcérées au CPH de Rennes-Vezin. Un chiffre largement au-dessus des 712 places disponibles, permettant de « garder, surveiller et protéger humainement ces personnes placées sous notre responsabilité », indique le syndicat.
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Si le centre de détention « ne souffre d’aucun surencombrement du fait des lois en vigueur, il n’en est pas de même au niveau des deux maisons d’arrêts et du quartier arrivants », précise le communiqué.
Des taux de remplissage de plus de 160 % dans certains quartiers
En effet, la maison d’arrêt 1 possède un taux de remplissage de 163,3 %, soit « 343 détenus pour 210 places avec 73 matelas à même le sol », précise UFAN Unsa Justice.
Du côté de la maison d’arrêt 2, même constat : « un taux de remplissage de 161,6 %, soit 291 détenus pour 180 places avec 66 matelas à même le sol ».
Le quartier arrivant, c’est 43 détenus pour une capacité de 29 places avec 3 matelas à même le sol.
UFAP Unsa Justice
Dans le quartier courte peine, c’est 69 détenus pour une capacité de 30 personnes.
Pourquoi cette surpopulation pénale ?
L’une des raisons d’après le syndicat ? « Le Stop écrou décrété chez nos collègues de Saint-Malo, Lorient et Saint-Brieuc », laisse-t-il planer. Cette mesure demande de suspendre temporairement de nouvelles incarcérations, afin de désengorger les prisons.
Et pendant ce temps, les personnels du CPH Rennes/Vezin gèrent, sans le moindre renfort
d’effectif, des détenus irascibles, mécontents, hargneux qui passent leurs colères, leurs haines,
mais aussi leur souffrance, sur nos collègues à longueur de journée.UFAP Unsa Justice
S’ajoutent « les canicules successives qui mettent les nerfs à rude épreuve, le manque d’effectif en période de congés, les agressions, les insultes quotidiennes, les projections à répétition… »
Le syndicat, qui montre son ras-le-bol, prévient déjà en ce début du mois d’août : « la rentrée va être très chaude ».
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