Jorge Martín n’a pas caché son étonnement d’occuper la tête du championnat alors que sa relation avec sa moto s’était nettement dégradée dans les semaines précédant la pause estivale. C’est donc avec une certaine prudence qu’il a abordé ce Grand Prix de Grande-Bretagne. Mais dès les premiers tours, le constat a été sans appel : le retour à une base de réglages plus proche de celle utilisée en début de saison a immédiatement porté ses fruits. Huitième temps en EL1 puis quatrième lors des Essais, l’Espagnol a surtout retrouvé une confiance qui lui faisait défaut sur la moto ces dernières courses.

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Un retour aux fondamentaux qui change tout

Pour expliquer ce regain de forme, Martín évoque un important travail d’analyse mené avec son équipe autour des données récoltées en début de saison, période où l’Aprilia lui convenait le mieux. Ce retour à une base jugée plus adaptée à Silverstone s’est révélé particulièrement efficace, au point que le pilote dit se sentir pleinement à l’aise avec sa machine. Il a néanmoins tenu à nuancer cette bonne performance en rappelant la difficulté propre à ce circuit, sur lequel il n’avait pas couru l’an dernier, ce qui implique un travail conséquent sur l’électronique, la gestion de la puissance et le frein moteur dès le vendredi : « Le fait de ne pas avoir couru ici la saison dernière pèse beaucoup le vendredi, parce qu’il faut s’adapter, beaucoup travailler sur l’électronique, la puissance, le frein moteur. » Il a comparé cette journée à une séance de test, durant laquelle plusieurs pièces ont été évaluées, tout en insistant sur l’excellent ressenti global qu’il en retire.

Connu pour sa sensibilité au moindre réglage, Martín affirme avoir perçu la différence dès sa première sortie en piste, expliquant qu’un simple changement de hauteur d’un millimètre suffit généralement à modifier ses impressions au guidon. Cette fois, le verdict a été immédiat et positif dès la sortie du garage.

Une « bascule mentale » retrouvée avec l’avant de la moto

Au-delà des aspects techniques, c’est surtout un déclic psychologique que décrit le pilote madrilène. Après avoir longtemps manqué de confiance avec le train avant, il explique avoir ressenti dès vendredi une solidité qui lui a permis d’adopter une approche beaucoup plus offensive, en osant attaquer sans crainte de perdre l’avant, une sensation qu’il n’avait plus éprouvée depuis Barcelone. Il détaille un pilotage retrouvé où il parvient à freiner très fort et à entrer vite dans les virages sans que la moto n’élargisse sa trajectoire, avant de relâcher les freins pour ressortir rapidement des courbes. Un équilibre global qu’il juge particulièrement réussi sur ce tracé britannique.

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Pour résumer

Jorge Martín n’a pas caché son étonnement d’occuper la tête du championnat alors que sa relation avec sa moto s’était nettement dégradée dans les semaines précédant la pause estivale. C’est donc avec une certaine prudence qu’il a abordé ce Grand Prix de Grande-Bretagne.

Rédacteur

Alwena Gerbaud