Par

Nicolas Gosselin

Publié le

8 août 2026 à 14h23
; mis à jour le 8 août 2026 à 14h33

« On n’avait pas besoin de pétition pour savoir qu’on ne va pas chasser. On n’est pas bêtes à ce point-là. » Habitant du Porge, Gaël Duzelier a perdu sa maison dans le mégafeu de Saumos qui a ravagé 42 000 hectares en Gironde, dont une grande partie de massif forestier de sa commune où il avait l’habitude de chasser.

Depuis le début de l’incendie, ce paysagiste de profession enchaîne les allers-retours sur les zones sinistrés pour ravitailler des points d’eau pour les animaux et mettre du grain. La forêt, il en prend soin alors cette pétition – intitulée « pas de fusil sur les cendres » – il ne la comprend pas.

Plus de 400 000 signatures

Lancée en juillet 2026 par un gérant de refuge animalier, elle recueille déjà plus de 400 000 signatures et réclame « un moratoire immédiat et de trois minimum de la chasse dans nos forêts incendiées ».

« La chasse sur ces territoires sinistrés n’ouvrira pas, bien entendu, au mois de septembre. Quel chasseur pourrait aller aujourd’hui dans un tas de cendres pour tuer les derniers chevreuils rescapés ? C’est lamentable de pouvoir penser ça. Moi, ça m’offusque », réagit Thibault Varenne, président de la fédération de chasse de la Gironde.

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