En ce mois de mars 2026, ils sont deux jeunes hommes face au tribunal de Saint-Étienne. Quelques jours plus tôt, ils ont été pris la main dans le sac par la brigade anticriminalité (BAC) stéphanoise. Il était aux alentours de minuit quand les policiers les ont interpellés dans le jardin d’un particulier à proximité de la prison de La Talaudière. À leurs pieds, un drone et des colis contenant des téléphones, des cigarettes, de la résine de cannabis. C’est le dernier moyen pour introduire des objets en prison, après les remises au parloir ou les projections par-dessus le mur d’enceinte.

« C’est hallucinant tout ce qui passe par les airs »

Dans le lotissement qui longe le mur d’enceinte de la maison d’arrêt de La Talaudière, les habitants ont bien repéré ce nouveau stratagème qui passe au-dessus de leurs têtes. Comme Hélène*, qui habite à 200 mètres de la prison depuis 26 ans : « Depuis trois ou quatre ans, nous avons la nuisance des drones. En 2025, il y a eu un peu moins de…