Série Le Sud vu par les stars/Episode 2/6. Ils y travaillent, y habitent, sont nés ici ou sont tombés amoureux de notre région. Auprès de Midi Libre, ces personnalités bien connues se livrent, partagent leurs plus beaux souvenirs, leurs refuges secrets et leurs adresses fétiches. Coline Ramos-Pinto incarne Kira dans la série à succès de France 2, Un si grand soleil. Originaire des Sables-d’Olonne en Vendée, la comédienne de 29 ans a trouvé son équilibre à Montpellier. Entre deux tournages, elle se confie sur son attachement viscéral au Sud, ses projets d’écriture et de carrière.

Après une pause d’un an et demi, Coline Ramos-Pinto a fait son retour dans « Un si grand soleil », sur France 3, fin 2025, à sa demande. Depuis, celle qui incarne Kira, originaire de Vendée, semble avoir trouvé sa place dans le Sud, à Montpellier plus précisément.

Vous vivez en Occitanie ou n’êtes-vous ici que pour le travail ?

Je vis à Montpellier depuis quatre ans, dans le quartier des Rives du Lez. Avant cela, j’ai passé quatre ans à Paris. Je suis venue ici initialement pour Un si grand soleil, et j’ai eu un coup de foudre pour le climat et les paysages. Entre le Sud et les immeubles parisiens, il n’y a pas photo ! C’est la première fois de ma vie que je me sens véritablement chez moi quelque part. Je suis tellement ancrée dans mon quartier que je peux y sortir en pyjama ou en claquettes-chaussettes en toute décontraction (rires).

Ses bonnes adresses et balades préférées

  • Une table : « À Arles, il y a un restaurant marocain incroyable qui s’appelle Volubilis. Leurs couscous et tajines sont les meilleurs de la région, et peut-être même de France ! »
  • Une balade : à Montpellier, « je suis très attachée aux Rives du Lez. J’adore y courir, c’est ombragé, agréable, et il y a aussi l’effervescence du Fise en mai. »
  • Côté mer : « J’aime aller à Sète, notamment à la crique de l’Anau. Même s’il y a du monde, cet endroit a un côté « petite île » très dépaysant. J’adore aussi Frontignan pour sa tranquillité, ses beaux décors et son côté sauvage. »

Aviez-vous des souvenirs d’enfance dans la région avant de vous y installer ?

Oui, j’étais venue en vacances en famille à Roujan, et nous avions visité Montpellier, Arles et les Pyrénées-Orientales. J’avais 13 ou 14 ans. Je me souviens encore du bruit des cigales, c’était fou pour moi car nous n’avons pas du tout cela en Vendée. J’ai gardé en mémoire des images de paysages de campagne très colorés.

Un souvenir de tournage en extérieur qui vous a marquée ?

À mes débuts dans la série, nous avions tourné une séquence de karting pendant quatre heures à fond avec le comédien qui jouait mon frère. C’était dans un grand complexe de karting à une demi-heure de Montpellier. Je m’en souviendrai toute ma vie !

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Quelle promesse vous êtes-vous faite pour cet été ?

Celle de ne pas relâcher mes efforts. J’ai envie de continuer à travailler d’arrache-pied sur mes projets personnels, et plus particulièrement sur mon projet d’écriture.

Son plus gros craquage de vacances ?

« Eté 2018, en Vendée. Je travaillais dans un petit resto et je faisais la bringue tous les soirs. Je faisais des nuits blanches et je bossais. C’est un de mes meilleurs étés. C’est l’été où tu découvres tout, l’été de l’indépendance ».

« Tricoter et tourner dans un long-métrage »

Pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet ?

Il s’agit d’un seule-en-scène pour le théâtre. Le thème principal est le métissage : ce sentiment d’être toujours à « 50-50 », d’être constamment partagée entre deux mondes. C’est un sujet qui me touche de près puisque je suis d’origine capverdienne par ma mère.

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Un rêve que vous aimeriez réaliser prochainement ?

Ce n’est pas très glamour, mais j’aimerais enfin apprendre à tricoter ! Et sur le plan professionnel, tourner dans un long-métrage en plein été.

Un talent caché ?

Son talent caché se révèle surtout l’été, quand Coline fait moins de sport à cause de la chaleur. À la place, « je peins, je dessine. Des trucs complètement bizarres. Avec plein de couleurs, des pastels gras, des personnages un peu difformes. Souvent, c’est inspiré de photos que j’ai prises pendant des voyages ».

« De nouveaux horizons »

Si vous deviez résumer l’été dans le Sud en trois mots ?

Les cigales, un bon café glacé et une serviette de plage.

Finalement, que représente le Sud pour vous ?

De nouveaux horizons. Quand on est comédien, on nous pousse toujours à monter à Paris car tout y est centralisé. Personnellement, j’ai saturé. J’ai d’ailleurs choisi de changer d’agence pour en prendre une basée à Marseille. Pour moi, l’avenir du cinéma se joue aussi en Méditerranée. Le Sud représente le futur de ma carrière.