Sur Instagram, Barbara Pravi vient
d’ouvrir les portes de ce qu’elle appelle « mon endroit
préféré sur cette terre : ma maison ».
Effectivement, dans une vidéo repérée par
le site people Purepeople
, on la
voit au lit face à la verdure, autour d’un barbecue, en cuisine,
lisant au jardin, chantant dans son salon ou derrière son piano :
autant de scènes qui dessinent une vraie maison de
campagne
, simple et joyeuse. Cette « maison du bonheur »,
achetée après une période de RSA, ne relève
pas du caprice de star. Pour la chanteuse, passée par la précarité
pendant le Covid-19, c’est un toit très concret et un ancrage
mental. Elle le résume ainsi dans Paris Match, cité
par le magazine féminin Marie
France : « Je me suis retrouvée au RSA, j’ai été
sauvée par les aides de l’État. » Tout l’enjeu, depuis,
consiste à savourer le succès sans oublier à quel point tout peut
s’arrêter.

De l’Eurovision au RSA : les coulisses de Barbara Pravi

Le grand public a découvert l’artiste en 2021, lorsqu’elle a
décroché la 2ᵉ place de l’Eurovision avec Voilà,
rappelle l’encyclopédie en
ligne Wikipédia. L’exposition est immense, les
tournées s’enchaînent, elle chante même aux côtés de
Florent Pagny
. Sur le papier, le conte de fées est parfait
; dans les faits, la pandémie de Covid-19 a brutalement coupé les
concerts et les cachets.

Ses revenus s’effondrent alors, au point qu’elle bascule vers
le revenu
de solidarité active
. Le revenu de solidarité active (RSA)
garantit un minimum de ressources aux personnes sans revenus
suffisants, précise le portail
officiel Service-public. Pour une artiste en
pleine lumière, cette traversée à vide laisse une trace
durable. Barbara Pravi raconte avoir éprouvé la
peur
 très concrète de « ne plus rien
avoir », même après le succès d’Eurovision.

Du RSA à la maison de campagne : un toit comme boussole

De cette épreuve naît un rapport à l’argent beaucoup plus
vigilant. « Depuis, je fais attention à l’argent que je
gagne. Je me suis acheté une petite maison à la campagne pour avoir
un toit. Je sais que je peux à nouveau ne plus rien avoir dans deux
ans. C’est ça aussi la vie d’artiste », expliquait-elle
à Paris Match.

Son quotidien reste modeste : à Paris, elle vit au 5ᵉ étage
sans ascenseur, dans le quartier de Strasbourg-Saint-Denis,
racontait le magazine people Public en 2026. La
petite maison, elle,
sert de filet de sécurité autant que de refuge émotionnel
, loin
de la promotion de son album La Pieva et des
tournées.

« Mon endroit préféré sur cette Terre » :
l’univers de sa maison de campagne

Dans sa lettre publiée sur Instagram, la chanteuse écrit
: « Chers amis, je vous écris de mon endroit préféré sur
cette terre : ma maison. » Elle décrit un lieu
où « on mange, on dort, on boit, on respire et on
rit », la porte « toujours ouverte, quelle que soit la
saison », les proches qui vont et viennent. La vidéo que
détaille Purepeople montre ce quotidien : sieste
au milieu de la nature, balades en voiture, apéritifs entre amis,
pages tournées au jardin, musique jouée sur le piano du salon.

  • Les herbes cueillies au jardin pour cuisiner poulets, tartes et
    citronnades.
  • Les heures passées à lire dehors, au calme.
  • Les chansons qu’elle écrit et compose « beaucoup » dans ce
    décor.

Elle parle d’un temps qui ralentit, même
si « les journées filent », d’une paix faite de plantes
qu’on met en terre et de souvenirs « simples et
joyeux ». Ce havre, où elle se ressource avant de
retrouver « la folie enivrante des villes » et son
public, est devenu bien plus qu’une résidence secondaire : une
façon de tenir debout entre précarité possible et succès
présent.