Par
Rédaction Rugby
Publié le
9 août 2026 à 8h00
12 ans de fidélité, puis la rupture. La mort dans l’âme, Grégoire Labit a effectué cet été les 60 kilomètres qui séparent Narbonne de Carcassonne pour prendre sa revanche, lui qui n’a pas forcément compris le sort que lui a réservé le RCN l’an passé.
Arrivé à Narbonne à 10 ans, le polyvalent 3e ligne a disputé 5 rencontres (dont 3 comme titulaire, NDLR) entre septembre et octobre 2025. Avant de disparaître des radars (7 matchs au total sur la saison). « Je n’ai pas compris pourquoi, j’ai été mis à l’écart comme une grande partie de mes coéquipiers », déplore l’intéressé auprès de Midi Olympique.
En quelques mois, Grégoire Labit est passé du statut d’espoir du RCN à celui de simple spectateur. Pendant que Narbonne décrochait le titre de champion de France, lui regardait les matchs depuis les tribunes. Une frustration qui explique aujourd’hui son choix de relancer sa carrière à Carcassonne.
Une frustration à évacuer à Carcassonne
Pas de Pro D2 donc l’an prochain pour Grégoire Labit (22 ans ; 1m87, 100 kg). Le fils de Christian (17 sélections) sera toujours en Nationale, au sein d’un club où le paternel a laissé une trace indélébile. Quand il en était le manager, il amenait même son fils aux entraînements.
« À l’époque, je voyais évoluer Romain Manchia, Etienne Herjean, Clément Doumenc. Maintenant, je suis un de leurs coéquipiers. Et auprès d’eux, j’ai retrouvé de la confiance ». Des partenaires qui louent les qualités de ce « fils de », désireux d’évacuer sa frustration.
À seulement 22 ans, Grégoire Labit estime avoir déjà connu sa première grande désillusion. À Carcassonne, il espère désormais prouver que son histoire ne se résume pas à son nom de famille… ni à son départ de Narbonne.
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