Ce 9 août 2026, deux ans après les Jeux Olympiques de Paris, Florent Manaudou a pris la parole dans le JDD pour s’insurger du traitement réservé aux athlètes par les sponsors. Selon lui, ils ont complètement abandonné les sportifs après l’événement.

Il y a deux ans, les athlètes français faisaient vibrer le pays en remportant de très nombreuses médailles aux Jeux olympiques de Paris 2024. Florent Manaudou en faisait partie. Il avait obtenu deux médailles de bronze, l’une en 50 m nage libre, l’autre en 4×100 m quatre nages. Mais depuis la fin des Jeux, l’engouement pour les sportifs est largement retombé, dit-il.

« J’ai perdu 60 à 70% de sponsors après les Jeux de Paris, révèle Florent Manaudou dans le Journal du dimanche, ce 9 août 2026. Je ne vais pas faire de langue de bois parce que je n’aime pas. » Le nageur, frère de la championne Laure Manaudou et lui-même quintuple médaillé olympique, souhaite révéler les coulisses de la perte de sponsors par les athlètes après les Jeux.

Florent Manaudou dénonce les inégalités entre les athlètes

Florent Manaudou pousse un coup de gueule contre les entreprises qui ont surfé sur la vague des JO 2024. « On nous a fait croire que les gens s’intéressaient au sport. C’est juste de la com’ », estime-t-il. Et l’écart est encore plus grand avec les athlètes handisport, souligne le nageur : « Après Paris, c’est silence radio pour eux. »

L’athlète a bien conscience que tous les sportifs ne sont pas logés à la même enseigne, notamment en fonction de leur notoriété : « C’est vrai qu’il y a un gap financier énorme entre les top athlètes qui sont champions olympiques et ceux qui font quatrième. » C’est donc pour ses collègues que Florent Manaudou prend la parole pour que cela change.

Que devient Florent Manaudou depuis la fin des JO 2024 ?

Florent Manaudou n’a pas nagé en compétition depuis les Jeux de Paris. Pas question d’annoncer une fin de carrière pour autant. Celui qui s’était aussi essayé au handball et qui a brillé sur le parquet de Danse avec les stars est lucide : « De toute façon, quand j’annonce la fin, comme en 2016, je reviens, donc ça ne sert à rien que je le fasse. »

Le champion olympique se définit comme un « couteau suisse ». En plus de la natation et du handball, il projette de créer des piscines à moindre coût. Il prête également son image à une société de gestion d’épargne en ligne. Des reconversions à gogo qui ne lui font pas peur.

Article écrit en collaboration avec 6Médias