C’est un sujet très sensible chez la FDJ United-Suez. Et il continue de l’être malgré une nouvelle victoire d’étape de Demi Vollering et son sacre sur le Tour de France Femmes 2026. À peine a-t-elle remporté la 2e Grande Boucle de sa carrière grâce à un succès en solitaire sur la 9e étape à Nice, la Néerlandaise a évoqué ce dimanche la polémique initiée la veille par sa dauphine Kasia Niewiadoma.
La Polonaise a reproché à Célia Gery, coéquipière de Demi Vollering, de l’avoir « tassée contre les barrières » dans le final de la 8e étape. Des reproches répétés aux médias et à la principale intéressée devant les caméras du monde entier. L’action de la Française, moins évidente que la vainqueure du Tour 2024 ne le laissait entendre, a beaucoup fait réagir sur les réseaux sociaux. À tel point qu’elle a été la cible de menaces de mort.
« Nous vivons dans un monde malade »
Très touchée par la polémique, Demi Vollering a tenu à en reparler à l’arrivée de l’étape lors de ses premières interviews. « J’ai pensé à mon équipe et à Célia qui a eu une rude nuit, à tout le travail accompli, à toutes les personnes en coulisses, qui travaillent pour faire le travail sur le vélo », a-t-elle d’abord lancé au micro du diffuseur international. Avant d’ajouter à celui de France Télévisions: « Je suis partie toute seule (dans la dernière montée) car je voulais être claire: nous n’avons pas gagné hier à cause d’un incident. Je veux être claire: nous sommes une équipe qui a gagné ce magnifique Tour de France Femmes avec humilité et fierté. »
Quelques heures plus tôt, avant le départ de l’ultime étape, elle avait déjà réagi à l’affaire. « Nous vivons dans un monde malade, c’est plus que triste. Cela me met dans une colère noire », avait-elle déploré au sujet des menaces de mort contre Célia Gery. « Elle est encore si jeune, et nous devons la protéger de toutes nos forces. C’est terriblement triste. » Et de poursuivre sur sa concurrente: « J’ai été un peu déçue en voyant son interview car elle s’en est vraiment prise à ma coéquipière, et je trouve que ce n’est pas très juste d’agir ainsi, sous le coup de l’émotion. Je veux dire, je n’ai pas oublié ce qu’elle a fait quand j’étais au sol il y a deux ans. Donc si elle parle de fair-play, je pense qu’elle n’est pas vraiment la mieux placée pour en parler. »
De son côté, la Polonaise avait souhaité calmer le jeu. « Je sais que certains événements sont alimentés par les médias, qui les exagèrent », a-t-elle avancé. « Demi était incroyablement forte. C’est un honneur de me battre contre elle. Je ne veux en aucun cas minimiser sa performance. Je veux simplement faire une course loyale contre elle. »