Une voiture de police bulgare à proximité du champ dans lequel s’est écrasé le drone, ce samedi 8 août. MIHAIL IVANOV / AFP
Une enquête et des circonstances à « clarifier ». L’Ukraine a assuré ce samedi 8 août n’avoir pas visé « délibérément » la Bulgarie et promis une enquête, après la chute d’un drone correspondant à ceux utilisés par l’armée ukrainienne près d’un gazoduc dans ce pays.
« Nous sommes en contact étroit avec la partie bulgare afin de clarifier les circonstances », a affirmé à des journalistes, dans la soirée, le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, Georgiï Tykhy.
« Nous pouvons affirmer avec certitude que l’armée ukrainienne n’a délibérément dirigé aucun appareil vers la Bulgarie », a-t-il ajouté, sans confirmer formellement si le drone était bien ukrainien. Le responsable a assuré que Kiev enquêtait et était « entièrement prêt » à coopérer avec la Bulgarie.
« Il est important de noter que la cause première de tous les incidents de ce type est la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, qui dure depuis cinq ans maintenant », a-t-il poursuivi, estimant que mettre fin au conflit était essentiel pour « la sécurité de la région ».
Chute près d’un gazoduc reliant la Turquie à l’Ukraine
Un drone s’est écrasé sans faire de victime dans un champ samedi en Bulgarie, près de la frontière avec la Roumanie où passe un gazoduc reliant la Turquie à l’Ukraine, alors que les incidents impliquant ces engins se multiplient en Europe.
Les débris analysés sont ceux d’un type de drone « largement utilisé par les forces armées ukrainiennes », a annoncé dans l’après-midi le ministère bulgare de la Défense, en affirmant lui aussi que rien n’indiquait un acte « délibéré ».
Si les incursions de drone sont devenues fréquentes en Roumanie, où le crash d’un engin à charge explosive sur un immeuble résidentiel a fait deux blessés fin mai, il s’agit d’une première pour la Bulgarie, membre de l’Otan comme sa voisine.
La Bulgarie, qui a pris ses distances avec Kiev récemment et dans le nouveau Premier ministre est décrit comme « pro-russe », a convoqué l’ambassadrice ukrainienne à « une réunion » lundi.