Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris à la suite de la découverte, dimanche 2 août dernier, d’ossements humains dans la Seine, au niveau du port de la Bourdonnais. Un examen anthropologique est en cours. 

Une découverte troublante. Dimanche 2 août après-midi, des ossements ont été découverts dans la Seine au port de la Bourdonnais, dans le 7e arrondissement de Paris, a appris CNEWS auprès du parquet de la capitale, confirmant une information du Parisien. Ainsi, une enquête a été ouverte «en recherche des causes de la mort», le but étant «de procéder à un examen anthropologique de ces ossements», nous dit le ministère public. 

D’après nos confrères, ceux-ci étaient «dégradés». Parmi eux figurait «une mâchoire inférieure comportant des dents». Désormais, cet examen anthropologique demandé par le parquet vise à déterminer l’origine ainsi que l’ancienneté de ces ossements. 

Il y a un an, quatre corps avaient été découverts dans la Seine

Ce n’est pas la première fois que des restes sont découverts dans la Seine. Le 13 août 2025, les corps d’Abdellah M., Amir B., Sami K. et Frantz (dont la famille demande l’anonymisation) avaient été repêchés au niveau de la gare RER de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), à une dizaine de kilomètres en amont de la capitale.

Une semaine plus tard, Monji H., un jeune sans-abri tunisien qui vivait dans un local désaffecté à quelques pas de la scène de crime, était placé en garde à vue puis mis en examen et écroué. Le 13 mai 2026, une expertise consultée par l’AFP avait conclu à l’«abolition du discernement» du suspect de 28 ans. 

Selon celle-ci, Monji H. présentait au moment des faits des «manifestations psychotiques envahissantes caractérisées par une perte de lien avec la réalité et de sévères troubles du jugement pour lesquels nous retenons une abolition du discernement et du contrôle de ses actes».