Le Royaume-Uni cherche à accéder au marché unique européen en étendant son « parapluie nucléaire » à plusieurs pays européens qui ne sont pas membres de l’OTAN. Photo : Reuters
Ce plan, proposé par l’ancien député conservateur Nick Boles, vise à établir un nouveau cadre de coopération liant le commerce à la sécurité et à la défense entre le Royaume-Uni et l’Europe.
Selon cette proposition, le Royaume-Uni consacrerait 3,5 % de son produit intérieur brut (PIB) à la défense et étendrait son « parapluie nucléaire » à plusieurs pays européens qui ne sont actuellement pas membres de l’OTAN et ne bénéficient pas de la protection de son système de dissuasion nucléaire Trident. L’Ukraine, la Suisse, la Norvège et les pays des Balkans occidentaux figurent parmi les pays proposés pour rejoindre ce cadre.
En contrepartie, la Grande-Bretagne chercherait à accéder au marché unique européen des biens sans avoir à accepter le principe de la libre circulation ni à adhérer à la zone euro.
M. Boles a fait valoir que l’Europe a besoin d’un nouveau modèle de coopération face aux inquiétudes croissantes concernant l’engagement à long terme des États-Unis en matière de sécurité régionale. Il estime qu’il est peu probable que Londres parvienne à convaincre l’UE de faire des concessions commerciales en se contentant de négocier l’accès au marché. Le Royaume-Uni doit donc présenter une proposition plus globale qui lie les intérêts économiques aux grands défis auxquels l’Europe est confrontée, notamment la situation en Ukraine et la sécurité régionale.
Le Telegraph avait précédemment indiqué que le gouvernement britannique cherchait un mécanisme pour faciliter l’accès de ses produits au marché unique européen. Cependant, Bruxelles refuserait d’accorder au Royaume-Uni les mêmes privilèges qu’à un État membre tant que Londres resterait hors de l’UE.
Selon une source gouvernementale britannique, des propositions visant à renforcer la coopération entre Londres et Bruxelles sont en cours d’élaboration et devraient être discutées plus tard cette année.
Le Premier ministre britannique s’efforce de consolider les progrès accomplis dans les négociations en cours entre le Royaume-Uni et l’UE, initiées par son prédécesseur, Keir Starmer. Cependant, il est difficile de savoir s’il maintiendra les lignes rouges fixées par son prédécesseur, alors que le Parti travailliste élabore son programme pour les prochaines élections, lequel exclut toujours la possibilité d’un retour du Royaume-Uni au sein de l’UE, notamment en ce qui concerne la libre circulation des personnes, le marché unique et l’union douanière.
La proposition de Boles suggère que la sécurité et la défense pourraient devenir un nouveau facteur dans les efforts visant à remodeler les relations entre le Royaume-Uni et l’UE après le Brexit, alors que l’Europe renforce ses propres capacités de sécurité et que Londres recherche une relation économique plus étroite avec le bloc.
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Source : https://hanoimoi.vn/anh-de-xuat-gan-hop-tac-quoc-phong-voi-quyen-tiep-can-thi-truong-eu-1215846.html