Après avoir remporté le trophée du Thon d’or à Frontignan, l’équipage Maëlys termine 5e du championnat de France Big Game.
Ils espéraient un doublé. Ce ne sera pas pour cette fois. Après avoir remporté, le 2 août, le premier prix du concours Thon d’or, organisé par la Pêche sportive frontignanaise, l’équipage Maëlys a été privé de podium, le 8 août, à la clôture du championnat de France Big Game, organisé à Port-Saint-Louis-du-Rhône.
L’équipage y croyait pourtant : il occupait provisoirement la 3e place dès le premier jour, avec deux prises. La compétition n’a repris que le samedi 8 août, après deux jours d’interruption en raison du mauvais temps en mer. « Nous n’avons fait qu’une seule prise, ce qui ne nous a pas permis de gratter des places supplémentaires », indique Nicolas Casano, qui a baptisé son bateau du nom de sa fille unique.
Avec trois prises au total, l’équipe termine 5e à la clôture du championnat. Une place honorable pour sa troisième participation à ce rendez-vous national, qu’elle a remporté en 2022 et où elle avait fini deuxième en 2024. « Le samedi ne m’a jamais réussi en pêche. Je ne suis pas un mec du samedi », confiait Nicolas Casano, avant la reprise du concours.
Le dimanche, en revanche, lui sourit davantage. C’est ce jour-là, le 2 août, que son équipage a raflé le premier prix du concours du Thon d’or à Frontignan, pour la deuxième année consécutive, avec la capture d’un thon de 2 mètres et de 110 kg, après en avoir pêché un en 2025 de 2,22 mètres et 135 kg.
Une pêche très sportive
La pêche sportive au gros est la grande passion de Nicolas Casano. Caviste de métier, il a fini par lier sa passion et sa profession en ouvrant des restaurants spécialisés dans le thon rouge. Mais c’est lors de la pêche au gros qu’il a tout le loisir d’admirer ce poisson qui le fascine tant.
Initié par son père, il a transmis le virus à sa fille Maëlys, présente à ses côtés cette année lors du concours à Frontignan, leur ville natale. Sur le bateau se trouvaient aussi son père, son cousin et Matthieu Kuntz, un ami d’enfance. « La pêche au gros, c’est une histoire de famille chez nous et d’amitié. »
Le départ est donné à 7 heures. À 9 h 15, l’équipage repère une touche. « On a tous hurlé de joie en l’annonçant, avant d’engager le combat. Matthieu a pris la canne et bataillé 45 minutes avant de le capturer », raconte Nicolas Casano.
La lutte les oblige à slalomer entre les autres bateaux, avant la crainte d’accrocher leur ancre. « Les bateaux autour ont joué le jeu en s’écartant pour nous laisser le passage. C’est cela aussi l’esprit de ce concours, fair-play et amical », poursuit-il. Au-delà de l’exploit familial, le compétiteur savoure d’avoir capturé un thon qui échappait aux pêcheurs depuis des années.