Pour améliorer l’accueil des visiteurs, de plus en plus nombreux, l’institution avait déposé en 2025 un permis de construire pour ériger un nouveau bâtiment à la place de l’actuel pavillon, accolé au Palais Bourbon. A l’issue d’un concours, le pinceau a été confié à l’agence d’architecture Moati-Rivière, pour aménager un nouvel espace de 4000 m2.
Situé dans un quartier au patrimoine architectural protégé, le projet a désormais besoin de nombreuses approbations de l’Etat, de la Ville de Paris, des architectes des Bâtiments de France, avant qu’un nouveau permis de construire soit déposé. Mi-juillet, la Ville de Paris a rendu un avis favorable à la modification du règlement d’urbanisme concerné, ce qui constitue “ une étape dans cette procédure ”, qui va durer encore plusieurs mois, et non une “ autorisation d’urbanisme ni une validation définitive du projet architectural ”, précise la mairie. Un nouveau permis va devoir être déposé.
L’esthétique du nouveau bâtiment ainsi que la démolition de l’actuel pavillon ont été critiquées dès le départ et ont donné lieu au lancement d’une pétition en 2025 par l’association Sites & Monuments, qui évoque un “ enlaidissement de Paris ”. Celle-ci a vu son nombre de signataires bondir, passant de 90 000 signataires vendredi dernier à 130 000 ce lundi.
Un projet initialement approuvé par tous les groupes politiques
Opposé au projet depuis son annonce, le député RN Sébastien Chenu a pour sa part demandé à ce que le bureau de l’Assemblée se prononce à nouveau sur ce projet. “ Tous les groupes ont validé ce projet puisqu’ils étaient tous représentés au sein du bureau ” lors du vote d’approbation à l’unanimité en septembre 2024, défend pour sa part l’entourage de la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet.
L’Assemblée nationale “ est en lien avec les services de l’Etat et de la Ville de Paris pour adapter le projet à leurs exigences ”, qu’elles soient esthétiques, climatiques ou patrimoniales, assure à l’AFP l’entourage de Yaël Braun-Pivet. “ On se conformera à tout ”.
D’autres critiques sur le coût du projet de 53 millions d’euros ont émergé. Les travaux sont “ autofinancés ” avec les réserves de l’Assemblée et les dépenses déjà engagées pour réaliser des études d’accessibilité étaient “ de toute façon nécessaires et seront utilisées ”, affirme l’entourage de Yaël Braun-Pivet.
