À 74 ans passés, la princesse Anne, sœur du roi
Charles III, reste un pilier solide de la Couronne britannique.
Alors que le prince William se prépare à régner,
sa tante, souvent décrite comme
la Windsor la plus travailleuse, continue d’aligner les
engagements officiels et d’accumuler les atouts qui la rendent
centrale dans l’équilibre de la famille royale.
Entre 2023 et 2025, Anne a enchaîné bien plus de 450 engagements
officiels par an, quand William tournait plutôt autour de deux
cents seulement selon les relevés du Court Circular. À ce volume de
travail s’ajoutent une gestion de fortune très prudente et une
popularité qui dépasse parfois celle du roi lui‑même, un cocktail
qui lui donne un net avantage symbolique au sein de la
dynastie.
Princesse Anne, membre le plus actif de la famille royale
devant le prince William
Sur la durée, la position d’Anne repose sur des chiffres
impressionnants. Sa biographie officielle recense plus de 11 000
engagements entre 2002 et 2022, d’où son surnom récurrent de
« le membre de la famille royale le plus travailleur ». Pour
Norman Baker, « Malgré son âge avancé, elle arrive
régulièrement en tête des sondages en tant que membre de la famille
royale qui effectue le plus d’engagements publics, faisant
ainsi de l’ombre à des membres plus jeunes de la famille royale
comme le prince William ».
Les classements annuels confirment l’écart avec les jeunes
Windsor. En 2023, d’après le Court Circular compilé par Télé 7
Jours, Anne a assuré 457 engagements, quand William n’en
comptait que 172. Vanity Fair relève ensuite 474 actes
officiels pour Anne en 2024, puis 478 en 2025, contre 202 seulement
pour William. Tatler assure qu’elle assume encore l’essentiel des
investitures à Windsor, ce qui commencerait à l’agacer.
Frugalité et fortune : l’autre atout de la princesse Anne face
à William
Derrière ce rythme de travail, Anne affiche aussi une santé
financière bâtie dans la discrétion. Norman Baker, spécialiste des
comptes royaux cité par Hello!, évalue
sa fortune entre 15 et 20 millions de livres, soit environ 18 à
24 millions d’euros. Il la décompose en quatre blocs : la propriété
de Gatcombe Park, des bijoux impressionnants, plusieurs trusts
hérités et une allocation versée par le roi pour ses services.
Gatcombe Park, maison offerte par Elizabeth II en 1976, comprend
neuf chambres et plusieurs salons ; la propriété, qui compte aussi
une grande véranda, est estimée à 6 millions de livres, soit un peu
plus de 7 millions d’euros. Norman Baker rappelle surtout :
« Le fait qu’elle soit réputée pour son sens de
l’économie y est pour beaucoup« . Son allocation, déjà
chiffrée à 250 000 livres annuelles au tournant des années 2000,
vient donc gonfler un patrimoine davantage épargné qu’affiché.
Popularité et poids politique :
l’avantage discret d’Anne au sommet de la Couronne
Ces efforts nourrissent une image positive auprès des
Britanniques. Des sondages YouGov relayés par la presse la placent
parmi les royaux préférés, juste derrière William et Kate, et même
devant Charles III en popularité.
Cet ancrage dans l’opinion se traduit aussi par son influence en
coulisses. Pour le commentateur Richard Fitzwilliams, Anne « est
absolument essentielle pour maintenir le soutien du public à la
monarchie ». Les observateurs la décrivent comme une safe pair
of hands, capable de conseiller Charles III avec pragmatisme,
tandis que la presse britannique souligne que William concentre
davantage son énergie sur des projets au long cours et sur la mise
en avant médiatique de ses causes.