Désagréable rencontre dans les rues du Panier. Ce 29 juillet, en fin d’après-midi, une mère et son fils se rendent rue du Puits Saint-Antoine, dans le centre-ville de Marseille, pour visiter un appartement à louer. Leur interlocuteur est en retard. Mais pas Salim B., à quelques mètres de là, qui, raconte le tandem, sort son sexe, se masturbe, puis suit ses victimes dans la rue voisine où, mal à l’aise, elles tentent de s’exiler. Il est interpellé peu de temps après par la police alertée, en possession de trois bonbonnes de cocaïne.

Cinq jours plus tard, l’homme est face à ses juges, en audience de comparutions immédiates du tribunal correctionnel de Marseille. Il ne reconnaît rien, malgré son casier judiciaire lourd de plusieurs condamnations dont cinq pour exhibitions sexuelles. « Je n’ai pas fait ça volontairement », avance-t-il, invoquant une envie d’uriner ce jour-là. Son avocate Clémence Lachkar a beau évoquer les troubles psychiatriques de son client, l’addiction au Lirica et à la cocaïne qui trouble son jugement, le tribunal a épuisé ses réserves de clémence.

Le procureur Guillaume Bricier a requis 18 mois de prion dont 6 mois assortis d’un sursis probatoire. Les juges au fond simplifient : pour s’être exhibé en violant le consentement des passants autour de lui, Salim B. est condamné à 1 an de prison ferme et maintenu en détention.