Deux policiers municipaux ont été blessés à l’arme blanche lundi soir dans le centre de Toulouse par un homme qui a été interpellé, a annoncé le maire de la ville, Jean-Luc Moudenc. Les deux policiers ont été pris en charge au CHU de Toulouse-Rangueil, a encore précisé l’élu.
Ce soir, deux policiers municipaux ont été agressés à l’arme blanche alors qu’ils étaient sur le terrain, rue d’Austerlitz, pour assurer la sécurité des Toulousains.
Des propos à caractère terroriste ont également été signalés.
Les deux agents ont été pris en charge au CHU de…
— Jean-Luc Moudenc (@jlmoudenc) August 10, 2026
Pris à partie par un homme armé d’un couteau à huître
Les deux agents, un homme et une femme, effectuaient une patrouille en compagnie d’une autre de leurs collègues en plein cœur de Toulouse lorsqu’ils ont été agressés par un passant armé d’un couteau à huître, selon le quotidien La Dépêche du Midi, citant l’adjoint à la Sécurité de Toulouse, Émilion Esnault. L’attaquant a ensuite sorti deux autres couteaux, présents sur lui.
Blessés aux bras durant l’affrontement, ils ont pu finalement maîtriser l’homme à l’aide de gaz lacrymogène. L’agresseur a été hospitalisé en unité psychiatrique où son état a été jugé mardi incompatible avec son maintien en garde à vue, indique l’AFP. Une enquête pour « tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique » a été confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de Toulouse.
« On a affaire à un déséquilibré, très fragile psychologiquement, soumis à des addictions » qui se trouvait en « crise, lorsqu’il s’en est pris à une patrouille de policiers municipaux », a déclaré une source proche de l’enquête à l’AFP.Cet homme, inconnu au fichier des empreintes digitales, n’a pas été formellement identifié à ce stade, dans l’attente des résultats des prélèvements ADN. Mais sa consommation de drogue ou d’alcool – que des analyses toxicologiques doivent confirmer – tend à exclure un profil de radicalisé, a précisé une source proche de l’enquête, selon laquelle les cris proférés par l’agresseur sont davantage « un signe de sa crise ».
L’adjoint au maire rend hommage au « sang-froid » des policiers
Sa garde à vue a été levée mais il reste hospitalisé en unité psychiatrique et il sera à nouveau placé en garde à vue dès que son état psychiatrique sera compatible, a-t-on précisé de source proche de l’enquête.
« On n’est pas passé loin du drame », estime l’adjoint au maire en charge de la Sécurité Emilion Esnault, qui rend hommage au « sang-froid » et à la « grande maîtrise technique » des trois policiers municipaux qui « n’ont pas fait usage de leur arme létale ».
Hospitalisés lundi soir au CHU de Toulouse-Rangueil, deux d’entre eux, un homme et une femme, ont pu sortir de l’hôpital, après la prise en charge de leurs blessures.