Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), est visé par une plainte pour des soupçons de détournement de fonds publics et d’emploi fictif liés à ses activités au sein de la RATP. Des accusations dont il se défend.

Une affaire qui prend de l’ampleur. Une information révélée par Le Canard enchaîné accuse Bally Bagayoko d’emploi fictif. Pendant plusieurs années, avant de devenir maire de Saint-Denis, l’élu cumulait un poste de cadre à la RATP et plusieurs mandats locaux. 

Philippe Caro, ancien conseiller municipal PCF de la ville, a publié sur son blog des éléments concernant les rémunérations perçues par l’élu. 

En 2014, Bally Bagayoko aurait notamment touché près de 51.000 euros au titre de son poste à la RATP (sur 110.000 euros de revenus annuels au total). 

Une plainte déposée auprès du PNF

L’association AC!! Anti-Corruption a annoncé avoir déposé une plainte auprès du Parquet national financier (PNF). Elle évoque notamment des soupçons de détournement de fonds publics et d’emploi fictif. 

Comme le rappelle l’association, le cumul de deux emplois publics à temps plein est prohibé, sauf autorisation expresse et motivée. Elle demande notamment que soient vérifiées les conditions dans lesquelles Bally Bagayoko a exercé simultanément ses fonctions à la RATP et ses mandats électifs. 

L’intéressé a contesté les accusations dans un message publié sur le réseau social X. «Mais qui a la preuve que je n’aurais pas rempli pleinement mes missions ? Personne», a-t-il notamment écrit, assurant n’avoir «rien caché». 

Dans une lettre adressée à ses soutiens et publiée sur X, le maire de Saint-Denis a également dénoncé une «succession de séquences médiatiques» visant selon lui à le «discréditer politiquement» et à «affaiblir une dynamique qui dépasse [sa] seule personne». 

De son côté, sollicitée par l’AFP, la RATP a indiqué se tenir «très sereinement à la disposition de la justice pour lui fournir tous les éléments nécessaires», si celle-ci décidait de donner suite à la plainte.