Fiché S, l’individu a été placé en détention provisoire dans l’attente de l’audience par le tribunal correctionnel de Nice prévue en septembre prochain.

L’interpellation a eu lieu le 6 août, à l’est de Nice, boulevard Virgile-Barel. Un jeune homme de 18 ans, au volant d’un véhicule blanc, décline une fausse identité avant d’être identifié plus tard en garde à vue comme fiché S, selon le quotidien régional Nice-Matin, qui précise que l’individu faisait l’objet d’une mesure administrative de surveillance par le ministère de l’Intérieur pour s’être radicalisé.

En comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Nice, le 10 août dernier, le mis en cause s’est vu reprocher des faits qui vont du « transport sans motif légitime d’arme ou de munition » de catégories C et D – découvertes à ses côtés dans le véhicule – au déplacement à « l’extérieur du périmètre déterminé par le ministre de l’Intérieur pour prévenir la commission d’actes de terrorisme », précise la procureur de la République adjointe, Sabine Neale, au Figaro. Il lui est aussi reproché la « prise du nom d’un tiers » lors de son interpellation pouvant « déterminer des poursuites pénales contre lui ». 


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Déjà condamné

Toujours selon Nice-Matin, cette restriction de déplacement s’appliquait dans une zone autour d’Antibes qu’il avait interdiction d’outrepasser en raison de signaux inquiétants. Le quotidien relate que le jeune homme aurait reconnu avoir visionné des vidéos d’exécution en lien avec les attaques du Hamas en Israël, le 7 octobre 2023. Il aurait par ailleurs exprimé son admiration pour des figures terroristes connues et consulté des sites portant sur l’usage d’armes à feu. Le mis en cause s’en était aussi pris à une personne de confession juive, ajoute le quotidien régional. Des faits pour lesquels il avait été condamné le 29 juin dernier par le tribunal correctionnel de Grasse.

Placé en détention provisoire pour les faits commis à Nice le 6 août, ce dossier « fait l’objet d’un renvoi à l’audience du 18 septembre 2026 » sur demande du prévenu qui a sollicité un délai pour préparer sa défense, indique Sabine Neale au Figaro.